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Coronavirus : "Pour estimer la chute du PIB mondial, il faut demander à des épidémiologistes"

Ce lundi 23 mars, la Réserve fédérale américaine (FED) sort l’artillerie lourde pour enrayer la crise financière.

Marianne : La Fed, la banque centrale américaine vole au secours des entreprises et des ménages à grands coups de milliards de dollars. En quoi consiste cette action ?

Jean-Louis Mourier : La Fed se dit prête à acheter les dettes des entreprises. Mais aussi, à reprendre aux banques des créances consenties sur les ménages – via des crédits consommation, immobilier et des prêts étudiants. Les établissements qui ont accordés des crédits aux sociétés peuvent aussi vendre les créances à la Fed. Alors, bien sûr, la Banque Centrale ne va pas reprendre à son compte les yeux fermés toutes les dettes, celles des plus insolvables par exemple.

En revanche, sous réserve d’une certaine qualité de crédit, la Fed ne fixe pas de limites au montant rachetable par ses soins. Le message se comprend aisément : les pouvoirs publics américains vont soutenir les banques, lesquelles doivent donc continuer à financer l’économie pour éviter la glaciation intervenue en 2008 après la faillite de Lehman Brothers. Voilà un message très fort envoyé aux marchés. Tellement fort, que certains investisseurs finissent par tenir ce raisonnement un peu rocambolesque : « Si la Fed agit de manière aussi radicale, c’est que le risque est énorme. Donc, il faut paniquer ! » C’est très contre-productif.

Cette action vous semble-t-elle efficace pour éteindre l’incendie ?

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