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Coronavirus : mon employeur peut-il me refuser le télétravail ?

Que ce soit pour des raisons sanitaires ou pour vous occuper de vos enfants, vous pouvez avoir intérêt à travailler à votre domicile. Mais pour profiter du télétravail, l’accord de votre patron est obligatoire. Explications.

Face à la menace grandissante du coronavirus et à l’augmentation du nombre de cas dans l’Hexagone, le président de la République Emmanuel Macron a appelé lors de son allocution télévisée du 12 mars 2020 à “intensifier” le travail à distance. La fermeture des écoles depuis le lundi 16 mars n’a fait que renforcer la nécessité du télétravail en France. De nombreuses entreprises ont ainsi d’ores et déjà mis en place cette organisation, en la rendant le cas échéant obligatoire. “L’employeur a la main sur le télétravail, explique Delphine Robinet, avocate spécialisée en droit social. Il peut l’imposer... mais pas le salarié.” "Le ministère du Travail a confirmé que le risque épidémique pouvait justifier le recours au télétravail sans l'accord du salarié", confirme Maître Lucien Flament, avocat au barreau de Paris. Conséquence : si vous souhaitez télétravailler, vous devez impérativement obtenir l’accord de votre patron. Celui-ci peut refuser de vous accorder ce droit. “Son refus doit être motivé”, précise le ministère du Travail sur son site internet.

Formaliser et motiver sa demande

Si vous craignez pour votre santé en restant sur votre lieu de travail, vous avez tout intérêt à demander à remplir vos fonctions à distance... lorsque votre métier le permet. Inutile, si vous êtes réceptionniste dans un hôtel ou caissier dans un supermarché, de demander à télétravailler. En revanche, si votre mission peut être menée de votre domicile, vous pouvez solliciter votre employeur pour obtenir cet aménagement. ”Il ne faut pas hésiter à formaliser sa demande et écrire un mail détaillé à son supérieur hiérarchique et au responsable des ressources humaines en expliquant pourquoi on juge particulièrement opportun d’être placé en télétravail”, avance Lucien Flament. Même recommandation chez Delphine Robinet, qui préconise de bien penser à préciser, lorsque c’est le cas, que “l’on n’a pas

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