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Coronavirus : certains démissionnaires pourront toucher l'assurance chômage

AFP
Muriel Pénicaud, ici à l'Élysée le 1er avril 2020.

CHÔMAGE - Les salariés ayant démissionné juste avant le confinement lié au coronavirus parce qu’ils avaient une promesse d’emploi pourront bénéficier de l’assurance chômage, a déclaré ce jeudi 9 avril Muriel Pénicaud, ministre du Travail, qui “réfléchit” également à améliorer l’indemnisation des indépendants.

“C’était un trou dans la raquette qui nous a été remonté du terrain. Ceux qui avaient démissionné peu de temps avant le confinement, avant le 17 mars, et qui avaient une promesse d’embauche, en CDI, en CDD, se retrouvaient souvent entre deux chaises et franchement pénalisés”, a dit la ministre sur RMC et BFMTV.

“Avec Pôle emploi et l’Unédic, j’ai décidé que nous les prendrions en compte au titre du chômage”, a annoncé Muriel Pénicaud.

Il s’agit de personnes dont le “nouvel employeur a mis fin au contrat dans un délai de 65 jours à compter du 1er mars” ou dont l’“embauche effective n’a pas pu avoir lieu, mais la personne dispose d’une promesse d’embauche ou, à défaut, d’une attestation de son employeur justifiant le report de l’embauche”, a précisé le ministère du Travail.

En outre, la ministre a actualisé le chiffre, en constante progression, des salariés pour lesquels leur entreprise a demandé le chômage partiel: ils sont désormais 6,9 millions, un nouveau record, sur près de 20 millions de salariés du privé. Au total, 628.000 entreprises ont recouru à ce dispositif qui permet au salarié d’être indemnisé à hauteur de 70% du salaire brut et 84% du salaire net.

Le coût, partagé entre l’État et l’Unédic, l’organisme qui gère l’assurance chômage, “sera très important, de plus de 20 milliards d’euros”, a précisé Muriel Pénicaud. “C’est un investissement qui vaut la peine” car il évite des licenciements massifs, a-t-elle réaffirmé.

Les grandes entreprises appelées à faire preuve de “civisme”

Pour gérer cet afflux de demandes, le ministère a indiqué dans la soirée sur son site que les entreprises auraient jusqu’au 30 avril pour faire une demande de chômage partiel pour...

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