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Coronabonds : le plan de l’Europe pour empêcher une nouvelle crise de la dette

Une petite musique est en train de faire son retour dans les arcanes bruxelloises, alors que l’épidémie du Covid-19 se dirige vers son pic en Europe. Mercredi 25 mars, neuf chefs d’État européens, dont Emmanuel Macron et l’Italien Guiseppe Conte, ont appelé à créer des “coronabonds”. Il s’agit d’obligations d’État paneuropéennes, mutualisant les dettes des pays membres de la zone euro, dans le but de financer la lutte contre la crise sanitaire. Pour faire simple, cela permettrait aux États de se mettre ensemble pour lever de l’argent sur les marchés et financer leurs coûteux plans de relance. Un tel projet avait été esquissé en 2011, avant d’être abandonné en raison du refus catégorique de l’Allemagne et des Pays-Bas. Mais face à l’urgence, ceux-ci semblent désormais plus ouverts, selon plusieurs sources diplomatiques.

Actuellement, les États se présentent seuls devant les marchés pour émettre des obligations et certains pays voient leurs taux exploser. Ce n’est pas un problème pour l’Allemagne ou la France, qui empruntent à des taux négatifs, mais l’Italie a vu son taux à 10 ans progresser jusqu’à 2,4% le 17 mars. Si les investisseurs demandent une “prime” à l’Italie, c’est parce que la péninsule, principal point d’épidémie dans le monde avec environ 7000 morts, présente selon eux un risque d’insolvabilité. D’après la Commission européenne sa dette publique dépasse les 136%. C’est le deuxième ratio le plus élevé en Europe après la Grèce et il devrait logiquement fortement augmenter.

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En 2011, l'Italie empruntait jusqu'à 7%

La situation italienne laisse planer le retour d’une nouvelle crise des dettes souveraines en Europe après l’épisode 2010-2013. Au plus fort de la crise, Rome empruntait à plus de 7% et la question de sa faillite était sur la table. Une situation que personne en Europe ne souhaite revivre d’autant que “d’autres pays européens pourraient avoir

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