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Les contrôleurs aériens renoncent à leur grève après un accord salarial

Le principal syndicat de contrôleurs aériens français a annoncé mercredi avoir levé son préavis de grève de trois jours fin septembre après avoir trouvé un accord avec son ministère de tutelle sur les salaires et des recrutements.

"Fin de conciliation au ministère : un accord enfin trouvé, le SNCTA lève son préavis", a écrit dans un bref message sur son site internet le Syndicat national des contrôleurs du trafic aérien, majoritaire chez les aiguilleurs du ciel.

Cette fin du mouvement a été confirmée par les services du ministre délégué aux Transports Clément Beaune, qui "se félicite qu'un accord ait été trouvé avec le SNCTA (...) au terme de la procédure de conciliation", selon une déclaration transmise à l'AFP.

Le SNCTA, mobilisé pour une augmentation des salaires dans un contexte de forte inflation, ainsi que pour une accélération des recrutements afin d'anticiper une vague de départs à la retraite, avait appelé à une grève du 28 au 30 septembre, après une première journée d'action qui avait occasionné de fortes perturbations vendredi dernier.

Ces professionnels s'alarmaient en particulier du départ à la retraite prévu d'un tiers des ingénieurs du contrôle de la navigation aérienne (ICNA) entre 2029 et 2035.

Or, "au moins cinq ans séparent le recrutement de la qualification" et les capacités de formation sont "structurellement limitées". Il fallait donc, selon eux, anticiper ce "mur des départs" dès l'année prochaine, et budgéter des formations en ce sens.

"Des évolutions de grilles indemnitaires seront mises en œuvre en lien avec un protocole social à négocier pour la période 2023-2027, qui comportera des engagements pour renforcer la qualité de service du contrôle de la navigation aérienne et améliorer la productivité", a affirmé mercredi le ministère.

En outre, "des perspectives claires ont également été données sur les recrutements de nouvelles promotions de contrôleurs à l'ENAC", l'École nationale de l'aviation civile, ont ajouté les services de M. Beaune.

– 2.400 vols annulés vendredi dernier –

Il s'agit de faire "face à la reprise du trafic aérien et au départ à la retraite prévu de contrôleurs en grand nombre dans les années à venir", a confirmé le ministère.

M. Beaune, selon la même source, "salue l'esprit de responsabilité et le sens du dialogue, qui ont permis d'éviter un nouveau mouvement social, qui aurait gravement pénalisé l'ensemble du secteur en cette période de reprise du transport aérien".

Vendredi, face à la grève, la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) avait demandé aux compagnies aériennes exploitant des vols au départ ou à l'arrivée du territoire français d'annuler préventivement 50% de leur programme, soit un millier de mouvements d'avions.

Au total, le mouvement s'est traduit par la suppression de "plus de 2.400 vols" en Europe sur les quelque 31.000 prévus, a affirmé lundi l'organisme de surveillance du trafic aérien Eurocontrol.

De même source, d'autres mouvements d'appareils ont subi d'importants retards, de l'ordre de 45 minutes pour chaque trajet survolant le territoire français.

La principale association de compagnies aériennes, l'Iata, a estimé "bienvenu que les contrôleurs aériens français aient annulé leurs prochaines grèves", dans un message publié mercredi sur son compte Twitter.

Selon elle, "la grève superflue de vendredi a provoqué des retards, des annulations, des augmentations de coûts et d'émissions de CO2".

L'organisme a aussi appelé à "mettre fin au cycle des prises en otage des compagnies aériennes" et exhorté l'Union européenne à mettre en place le "ciel unique européen".

Cette réforme, lancée il y a près de vingt ans mais qui peine à aboutir, vise à passer d'un système d'organisation du trafic tributaire des frontières nationales à une zone cohérente où les trajectoires des avions se rapprocheraient de la ligne droite, réduction des émissions de gaz à effet de serre ainsi que gain de temps et d'argent à la clé.

Les ICNA, qui sont environ 4.000 en France, figurent parmi les fonctionnaires les mieux payés, avec un salaire moyen mensuel net de quelque 5.000 euros, primes comprises, qui peut atteindre 9.000 euros en fin de carrière, selon un rapport du Sénat.

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