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Contrôle des algorithmes : comment Berkeley se place au cœur des enjeux du siècle

Voyage dans une Silicon Valley en crise (3/5). Dans ce nouveau carnet de voyage de notre envoyée spéciale Delphine Déchaux en Californie, plongez dans les arcanes de la prestigieuse université de Berkeley. Ses chercheurs estiment que la toute puissance des algorithmes devra être domptée par la puissance étatique. De quoi redonner du sens à une Silicon Valley que d'aucuns estime être une "Corée du Nord dorée".

Pour rejoindre Berkeley, la première université publique américaine, de l’autre côté de la Baie, face à San Francisco, on emprunte le Bart, un genre de RER. Le réseau, hors d’âge, souffre de décennies de sous-investissements et les trains grincent si furieusement qu’on ne peut pas tenir une conversation.

L’Université s’imbrique dans la ville dont elle porte le nom. Comme chez sa rivale Stanford, le campus, immense, s’étale sur plusieurs hectares, plantés de très beaux arbres. Étiquetée progressiste, elle reste à l’avant-garde des débats de société.

Lire aussiEpisode 1. Voyage dans une Silicon Valley en crise : San Francisco morose

Les Etats vont se mêler des algorithmes

Natacha Crooks, professeur de sciences informatiques, nous ouvre les portes du laboratoire de sciences informatiques. Cette jeune professeure au brillant parcours – passée par le Max Planck Institute, en Allemagne, à Cambridge, au Royaume-Uni – mène des recherches fondamentales sur l’informatique décentralisée. L’enseignante dispense son cours à 2.500 étudiants et supervise les thèses de six étudiants. "Deux veulent être chercheurs, deux ont l’intention de créer une startup, deux iront dans la recherche industrielle", énumère-t-elle.

La proximité avec l’industrie est une spécificité de Berkeley. Cette collaboration ne suscite aucune réticence, contrairement à la France. Des garde-fous existent toutefois : les entreprises ne peuvent imposer les sujets de recherche aux laboratoires qu’elles financent. Aux professeurs « de trouver le juste milieu ».

Comment cette spécialiste du cloud envisage-t-elle le futur de l’informatique ? De façon surprenante, sa réponse n’est pas technique. « Ce sera moins le Far West, les gouvernements vont commencer à se mêler des technologies. Il faudra expliquer les algorithmes. Nous allons devoir nous focaliser là-dessus ».

Le réchauffement climatique au cœur des innovations

De retour en ville par les mêmes wagons hors d’âge, rendez-vous chez Autodesk. Le leader mondial de [...]

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