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Le conseiller Pôle emploi qui ravit les allocataires mais agace sa direction

Basé dans une agence rennaise, Yann Gaudin chasse les dysfonctionnements dans le versement de certaines allocations et aurait déjà permis à des personnes de récupérer au total plus de 100.000 euros depuis 2014.

Il est en quelque sorte le conseiller Pôle emploi le plus connu de France. Depuis le début d’année, plusieurs articles ont été consacrés à Yann Gaudin, qui se considère comme un "lanceur d’alerte" selon France Bleu Armorique. Le Parisien et France 3 ont également évoqué les actions de ce conseiller de 43 ans, qui travaille dans une agence rennaise depuis 2006. De quoi faire grincer des dents sa direction, alors qu’il tient également un blog sur Mediapart depuis novembre dernier.

"Intolérant à l’injustice", comme il l’explique au Parisien, Yann Gaudin s’est mis en tête depuis 2014 de faire remonter aux allocataires concernés des dysfonctionnements pouvant leur permettre de récupérer de l’argent. En six ans, il a ainsi permis à des allocataires de récupérer au total 115.000 euros selon ses calculs. "J'obéis d'abord à la loi, et la loi est au-dessus de la hiérarchie. Donc si la hiérarchie fait des choses qui ne correspondent pas à la loi, il y a un choix à faire. Et ce choix, il est clair, c'est celui de la loi", se justifie le principal intéressé auprès de France 3.

25 cas de harcèlement moral

En 2014, il a contacté par mail 8.000 intermittents du spectacle de Bretagne pour les prévenir qu’ils pouvaient bénéficier de l’allocation de solidarité spécifique d’un montant 324 euros. Une information que ne leur avait pas transmis Pôle emploi selon lui. En 2017, il a également contacté des artistes pour leur expliquer qu’ils pouvaient cumuler la vente de leurs créations originales à leurs allocations-chômage : certaines personnes ont alors pu récupérer des sommes allant jusqu’à 20.000 euros. Sur son blog, il explique notamment dans un article comment déposer un recours contre une décision de Pôle emploi.

Des actions qui ne seraient pas du goût de sa direction selon lui. Depuis 2014, il aurait été convoqué plusieurs fois et même mis à pied cinq jours en mai 2019. Il a signalé 25 cas de harcèlement moral (...)

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