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Conseil national de la refondation: à quoi pourrait-il bien servir?

STEPHANE DE SAKUTIN/AFP

EDITO - "L'important, c'est de participer": cet adage pourrait bien s'appliquer au nouveau Conseil de la refondation souhaité par Emmanuel Macron, lancé ce jeudi par l'Elysée. Il ne saurait en aucun cas ni faire la loi, ni contrôler le gouvernement.

Ce (CNR), qu’on croyait mort-né, renaît donc de ses cendres, sous les quolibets de toutes les oppositions. Mais à quoi pourrait-il bien servir ? "A rien", persiflent les uns. "A court-circuiter le Parlement", s’inquiètent les autres. Cela mérite examen. Il va de soi que ce nouveau CNR (le clin d’œil au Conseil national de la Résistance ne me paraît guère heureux) ne saurait ni faire la loi ni contrôler le gouvernement, qui sont les deux fonctions que la Constitution réserve expressément au Parlement.

Pas question, donc, qu’il se substitue ou au Sénat, ni qu’il en réduise les pouvoirs. Le Conseil constitutionnel ni les élus ne sauraient l’accepter. Reste alors l’hypothèse de l’inutilité, du "blabla", comme l’a dit Mélenchon. Le cas ne serait pas sans précédent, ni sans danger. Une institution qui ne sert à rien décrédibilise la démocratie, donc affaiblit la République. C’est qu’elle semble donner raison à un adage caricatural bien connu: "La dictature, c’est ferme ta gueule; la démocratie, c’est cause toujours!" A quoi bon tant parler si aucune action, aucune décision n’en résulte ?

C’est ce qu’on a reproché, point tout à fait à tort, . C’est ce qu’on peut craindre pour le CNR. "Si vous voulez enterrer un problème, créez une commission", disait perfidement Clemenceau. Oui. Mais la démocratie est malade, comme prisonnière d’elle-même, de ses défauts et même de ses qualités. Voyez les débats au Parlement, ces chahuts, ces discours stéréotypés, ces votes quasi automatiques, pour ou contre, qui doivent tout aux appartenances partisanes, rien, ou presque rien, à la fécondité d’une vraie réflexion collective, où chacun chercherait la vérité plus que la victoire, et l’intérêt du pays plus que celui de son camp.

Qui n’a eu honte, parfois, devant les retransmissions télévisées de telle ou telle séance parlementaire ? Qui ne s’y est ennuyé, presque toujours ? Et comment s’étonner que tant de Français se soient abstenus lors des dernières législatives ? De là l’idée de crée[...]

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