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Conforté par… mon Covid

·2 min de lecture

EDITO - Quelques inconnus, scandalisés de ce que j'ose relativiser la gravité de cette pandémie, avaient souhaité que j'attrape le Covid. C'est désormais chose faîte.

"J'espère que vous attraperez le Covid !" C'est ce que m'avaient écrit quelques inconnus, scandalisés de ce que j'ose relativiser la gravité de cette pandémie, m'inquiéter du coût économique des deux confinements (surtout du premier) et plus encore de l'avenir de notre jeunesse. Eh bien voilà : c'est fait ! Trois semaines de forte fièvre, une fatigue écrasante et nauséeuse (incapable de manger, de lire, presque de tenir debout), le moral en berne, quelques jours d'hospitalisation (sous oxygène mais pas en réanimation), un scanner des poumons, une sérologie positive, et le verdict tombe : c'était bien le Covid-19 ! Désolé pour ceux qui souhaitaient, m'avaient-ils écrit, que j'en meure. Me voilà rétabli, et bien content de vivre !

Qu'ai-je constaté, durant ces difficiles semaines? Rien de très original : l'importance de la santé, surtout lorsqu'elle fait défaut, l'excellence de nos hôpitaux, la compétence et le dévouement de nos soignants, les délices, lorsqu'elle advient, de la guérison… Qui a jamais prétendu le contraire? Mais aussi qu'il y a plus grave que le Covid (mon frère venait de mourir d'un cancer, quelques jours plus tôt, à 71 ans) et que la santé, individuellement si précieuse (c'est le plus grand des biens, puisqu'il conditionne tous les autres), ne saurait collectivement tenir lieu de valeur suprême, encore moins de civilisation. J'avais d'ailleurs le sentiment, regardant la télévision, que les propos que j'avais tenus au printemps dernier, et qui avaient tellement choqué, n'étaient plus guère contestés.

Tout le monde reconnaît désormais qu'on ne peut durablement sacrifier l'économie à la santé (cette dernière n'y survivrait pas : ce n'est pas en ruinant le pays qu'on va sauver nos hôpitaux), que la misère crée très vite d'énormes problèmes sanitaires, que le pouvoir politique doit toujours garder son autonomie, y compris par rapport aux médecins, enfin que le sort des jeunes, dans notre pays, ne pouvait être indéfiniment subordonné à la santé - d'ailleu[...]

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