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Comte-Sponville: "La gauche a trop souvent pris des postures morales plutôt que politiques"

·2 min de lecture

Embourbée dans ses postures morales, la gauche en a oublié le principal : proposer des solutions aux Français.

Courrier international consacre un dossier à la crise de la social-démocratie européenne. La Fondation pour l'innovation politique (dans une étude disponible sur fondapol.org) corrobore le diagnostic : il y a bien une "" et conséquemment un recul, dans les quatre pays étudiés (la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Angleterre), des idées ou des partis de gauche. Il n'y a plus que 24 % des Français pour se dire de gauche (contre 38 % qui se disent de droite, et 17 % du centre). Cela ne semble pas près de s'arranger : contrairement à une idée répandue et qui fut longtemps vraie, les jeunes sont plutôt plus à droite que leurs aînés ! Enfin les élections régionales, dans notre pays, le confirment tristement : même partiellement protégée par l'énormité de l'abstention et la prime aux sortants, la gauche est très loin de sa puissance d'antan. La gauche a trop souvent pris des postures morales plutôt que politiques.

Pourquoi ce recul ? Fondapol souligne le rôle des craintes suscitées par l'immigration en général et par l'islam en particulier, deux questions sur lesquelles la gauche est à la fois embarrassée et divisée. Mais il me semble qu'il y a aussi autre chose. Si la gauche, spécialement en France, attire de moins en moins, c'est qu'elle a trop souvent pris des postures morales plutôt que politiques, et idéologiques plutôt que pragmatiques. Que retient-on des deux septennats de François Mitterrand ? L'abolition de la peine de mort (qu'on peut juger moralement satisfaisante, mais qui n'a guère changé la vie des Français) et l'échec de sa politique économique (qui n'a jamais réussi à faire reculer le chômage).

Quid de l'efficacité ?

La popularité de Mitterrand en a-t-elle souffert ? Dans la gauche officielle, nullement ! A écouter ses représentants, on a le sentiment qu'une mesure est bonne si elle est de gauche, mauvaise si elle est de droite, quels qu'en soient par ailleurs les résultats. Position purement idéologique, qui ne permet pas de comprendre qu'il y ait parfois d[...]

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