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Comte-Sponville: La décivilisation en politique fragilise la démocratie

·2 min de lecture

EDITO: Pour André Comte-Sponville, les dérapages et les insultes de plus en plus fréquentes chez les politiques sont un danger pour la démocratie. Un problème bien loin d'être uniquement français.

"Le propos, dans la bouche d'un député centriste, choqua légitimement: son auteur, Jean-Christophe Lagarde, eut tôt fait de s'en excuser. Faut-il voir, dans cette sotte formule, une marque parmi d'autres d'une montée de la violence verbale dans notre vie politique? Tout dépend de l'échelle considérée.

Les historiens nous rappellent que c'était bien pire sous la IIIe République: les députés se lançaient volontiers des insultes, y compris dans l'hémicycle, et il n'était pas rare que cela se termine par des bagarres ou un duel [voir là-dessus le livre très fouillé de Thomas Bouchet, Noms d'oiseaux, L'insulte en politique de la Restauration à nos jours, Stock, 2010]. Les dérapages de M. Lagarde, à côté, font pâle figure. Non seulement on déteste les idées qu'on ne partage pas, mais la personne qui les incarne.

Faut-il alors les banaliser, les excuser? Non pas. Car à une échelle plus réduite, disons depuis une quinzaine d'années, il semble bien qu'il y ait eu une exacerbation des tensions politiques, et plus encore de l'animosité, de l'agressivité, voire de la détestation, à l'encontre non seulement des idées qu'on ne partage pas mais de la personne même qui, à nos yeux, les incarne. On pense au tristement fameux "" de Sarkozy, lequel répondait à une formule haineuse d'un inconnu refusant sa poignée de main ( "Ah non, touche-moi pas, tu me salis!" ). On pourrait évoquer aussi bien le Hollande bashing (que d'irrévérence dans les médias, que d'injures sur les réseaux sociaux!), la gifle donnée au président Macron ou les outrances verbales d'un Mélenchon. Tristes symptômes!

"Le problème pas seulement français"

On a voulu désacraliser la fonction présidentielle, ce qui était sans doute légitime, mais on a fini par l'abaisser. Ne sait-on plus respecter, en France, que le sacré?

Le problème n'est pas seulement français., d'un Bolsonaro ou d'un Erdogan. Le populisme, qui s'adresse aux passions plus qu'à la raison, pousse inévitablement à la haine, au mépris, à la vulgarité. Et [...]

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