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"Si je comprends mieux, je sais mieux traiter et orienter" : des policiers toulousains formés à recevoir les plaintes pour violences conjugales

Stéphane Iglésis
·1 min de lecture

Pour mieux accueillir les victimes de violence conjugale, des policiers toulousains viennent de suivre une formation complémentaire, en plus de la formation obligatoire de deux heures sur internet. L'objectif est de ne pas passer à côté de situations de danger immédiat. En 2020, pendant les confinements, les violences intrafamiliales ont augmenté de 40 % en moyenne. Et en 2019, 173 personnes ont été tuées par leur partenaire ou leur ex-partenaire de vie, selon le ministère de l’intérieur, dont 146 femmes.

"On n'est pas sans savoir que, vu le nombre de plaintes qu'on prend tous les jours, les dossiers s'accumulent sur les bureaux", explique Anthony, brigadier à Toulouse. Il précise que, quand les policiers constatent lors d'un dépôt de plainte qu"il s'agit de violences conjugales", ils font entrer les plaignants "directement à l'intérieur du commissariat et on discute. Si la victime est de sexe féminin et qu'elle veut être reçue par une collègue féminine, c'est également possible", ajoute le brigadier. Avec cette nouvelle formation, il s'agit de "savoir écouter, savoir poser certaines questions ou savoir quelles sont les questions qu'il ne faut pas poser, explique Aurélie Luccisano, brigadier-chef de la police nationale en charge de cette formation à Toulouse. "Si je comprends mieux, je sais mieux traiter et bien orienter", résume-t-elle.

Encore trop de plaintes classées sans suite

Comme le disent à la fois les victimes et le ministère de l'Intérieur, la peur doit changer (...)

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