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Commerzbank n'est pas à vendre, assure Berlin

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Il ne faut jamais avoir l'air pressé quand on veut bien vendre. Le gouvernement allemand tient donc à clarifier sa position : il n'est pas prêt à céder sa participation de 15,6% dans dans Commerzbank à n'importe quelles conditions.

"Nous ne sommes certainement pas prêts à vendre, la perte serait trop élevée", a déclaré un haut fonctionnaire allemand au quotidien Die Welt.

Interrogé par l'agence Reuters, un porte-parole du ministère allemand des Finances a répété jeudi :

"Notre position sur Commerzbank n'a pas changé. Nous ne somme pas pressés. Nous voulons obtenir un bon résultat pour le contribuable".

 Loin de son prix de revient

Le prix de revient du gouvernement allemand, qui avait renfloué la banque du Mittelstand (le tissu de PME allemandes) en 2008-2009, se situe à 18 euros, alors que Commerzbank cote actuellement 11,70 euros, valorisant la participation du gouvernement allemand à un peu plus de 2,2 milliards d'euros. Soit un écart de plus de 50%. Berlin envoie un signal aux acquéreurs potentiels : il faudra faire un sérieux effort pour espérer convaincre le premier actionnaire de la banque.

Depuis le mois de septembre, des rumeurs circulent sur un éventuel mariage ou rachat de Commerzbank, qui n'est pas au mieux de sa forme. La banque italienne Unicredit a d'abord été citée, puis BNP Paribas. Le directeur général de Crédit Agricole, Philippe Brassac, a lui-même exprimé son intérêt pour la banque allemande dans le Handelsblatt.

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