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Commerce : pourquoi la France a un déficit abyssal et l’Allemagne un excédent insolent

Deux initiatives intéressantes pour muscler notre économie. L’une, "Made In France", vise à encourager la production locale, l’autre "Choose France", vise quant à elle à attirer les investisseurs étrangers en France. Deux initiatives louables, même si on peut regretter que le fait d’utiliser l’anglais annonce d’emblée une forme d’allégeance, de subordination, surtout lorsque elle vient de l’Etat (Choose France, Business France, French Touch, French Tech, etc).

Alors que dans le même temps, d’autres sont fiers de leur langue nationale, l’affichent, la revendiquent et l’utilisent même comme un attribut de qualité (Deutsche Qualität, Das Auto, etc), de supériorité même. Et pourtant, le Français est (encore) une des six langues officielles de l’ONU (contrairement à l’allemand, et pour cause) ainsi que l’une des deux langues officielle de l’OTAN. Mais l’argent n’ayant pas d’odeur, ni d’honneur, le sujet est purement d’ordre pragmatique.

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Sur ce plan justement, les faits sont têtus, comme aimait à nous le rappeler Albert (Einstein). Depuis plus de quinze ans, la balance commerciale française est déficitaire. Elle a très sérieusement décroché depuis 2011 et le déficit n’a cessé de s’aggraver depuis, pour s’établir rien qu’en 2018 à 60 milliards d’euros - abyssal ! (quel niveau, déjà, le déficit projeté des retraites ? 8 milliards… en 2027… hypothétiquement, et encore...). Alors on ressort tout de suite, dans un réflexe pavlovien, les ariettes faciles, simples, les mêmes ritournelles usées (certains diraient “des éléments de langages”) : l’euro trop fort, le prix de l’énergie, le coût de la main d’œuvre (?)...

Sauf qu’en même temps, notre voisine, avec qui nous sommes aussi “en couple”, l’Allemagne, qui elle aussi se chauffe l’hiver et s’allume autrement qu’à la bougie, paye ses employés au prix du marché et qui utilise elle aussi l’euro fort, le même que le nôtre, dégage un solde

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