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Combien valent les participations boursières de l'Etat ?

Participations de l'Etat

Le 26 mars, Pierre Moscovici, Ministre de l'économie et des finances, annonçait la cession par l'Etat français de 3,12% du capital du groupe de haute technologie Safran, notamment propriétaire du motoriste Snecma et du spécialiste de la défense Sagem. L'affaire a été rondement menée, le ministère annonçant dès le lendemain que le placement sur le marché des 13 millions d'actions concernées était achevé. Il a fait rentrer 448,5 millions d'euros dans les caisses publiques, qui serviront notamment à dégager des fonds pour la toute nouvelle Banque publique d'investissement. L'Etat serait-il en train de vendre les bijoux de famille ? Pas tout-à-fait ! A l'issue de l'opération de cession, il conserve 27,08% de Safran, dont il entend demeurer un actionnaire de référence.

Un portefeuille marqué par le secteur énergétique...

Safran n'est d'ailleurs pas la seule participation stratégique de l'Etat français. Outre les actifs détenus via la Caisse des dépôts et le Fonds stratégique d'investissement, il possède un portefeuille boursier composé d'une douzaine de lignes, dont 8 dépassent le milliard d'euros. Ce portefeuille est le résultat des privatisations partielles du capital de diverses sociétés publiques mais a peu évolué ces dernières années. A y regarder de plus près, il apparaît comme très peu diversifié. A lui seul, le secteur énergie représente 65% du total, l'Etat restant notamment ultra-majoritaire dans EDF : ses 84,4% du capital de l'électricien valent plus de 23 milliards d'euros et constituent la ligne la plus importante du portefeuille. L'Etat détient aussi 36,7% de GDF Suez, soit 13 milliards d'euros. Toujours dans ce secteur, l'Etat possède directement 14,3% du spécialiste du nucléaire Areva, le reste du capital étant pour l'essentiel aux mains d'un organisme public, le Commissariat à l'énergie atomique.

... et celui de la défense et de l'aérospatial

Le deuxième plus gros secteur représenté dans le portefeuille boursier de l'Etat français est celui de l'aéronautique et de la défense. Entre les 14,8% détenus dans le capital d'EADS, heureux propriétaire d'Airbus, les 27,1% dans Safran et une participation identique dans l'électronicien Thales, les actifs contrôlés par l'Etat dépassent les 10 milliards d'euros de valorisation. Trois autres participations concernent les transports. Il s'agit tout d'abord d'Aéroports de Paris, qui gère les sites d'Orly et de Roissy, et reste (avec EDF) la seule des 12 sociétés du portefeuille où l'Etat est majoritaire. Celui-ci est en outre présent à hauteur de 15% environ dans le capital du constructeur automobile Renault et celui de la compagnie aérienne Air France KLM.

L'Etat n'est pas un actionnaire très heureux

La dernière valeur importante est France Télécom : les 13,5% que conserve l'Etat valent tout de même 2,8 milliards d'euros. En revanche, les deux participations très minoritaires dans le secteur financier (CNP Assurances et Dexia) sont négligeables. Le moins qu'on puisse dire est que le portefeuille de l'Etat a particulièrement souffert ces dernières années. Il a quasiment perdu les trois quarts de sa valeur depuis les plus haut de 2007, où il a valu jusqu'à 200 milliards. Le seul effondrement d'EDF (le cours a plongé de plus de 80 euros fin 2007 à 15 euros aujourd'hui) suffit à expliquer en grande partie cette contre-performance, mais la plupart des autres lignes ont aussi souffert, de France Télécom à GDF Suez, en passant par Air France KLM. A l'inverse, EADS et surtout Safran ont progressé sur la même période. La valeur actuelle du portefeuille, à 57 milliards d'euros, a encore de quoi faire pâlir d'envie n'importe quel boursicoteur, mais est nettement inférieure à la valeur des réserves en or détenues par la France, qui s'élèvent à 95 milliards d'euros.



Emmanuel Schafroth



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