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Du coeur du pouvoir à une banque comme les autres... l'inéluctable déclin de l'italienne Mediobanca

Flavio Lo Scalzo

RECIT - La mythique banque d’affaires milanaise a présenté de bons résultats semestriels. Mais ces résultats en trompe-l’oeil cachent une influence en déclin. L’ancienne cabine de pilotage du capitalisme italien est une étoile morte.

Au coeur du quartier de Brera, à Milan, le promeneur distrait pourrait passer par la piazzetta Enrico Cuccia sans même la remarquer. Lorsqu’il emprunte l’étroite via Filodrammatici pour se rendre dans le centre, cette discrète place fait une embardée sur la gauche, tandis que la rue se poursuit dans une enfilade de colonnades jusqu’à la piazza della Scala. Là, sur cette fastueuse place rénovée par l’architecte Luca Beltrami au XIXe siècle, sont réunis les deux bâtiments symboles de la puissance milanaise : la célèbre Scala et la Banca Commerciale Italiana (Comit), propriété de la première banque italienne Intesa Sanpaolo. L’art et la finance.

Toutefois, le vrai pouvoir s’exerce ailleurs. Du moins, ce fut le cas pendant plus d'un demi-siècle.

"Banquier des banquiers”

La piazetta Enrico Cuccia est à l’image de l’institution qu’elle recèle. A l’abri des regards, cet ensemble d'hôtels particuliers est le siège de la mythique banque d’affaires Mediobanca. Bien qu’elles impressionnent moins que l'opulence en pierres blanches de la Scala et de la Comit, c’est derrière ses portes en fer forgé que toutes les grandes guerres du capitalisme italien se sont décidées. Et si l’économie de l’Italie du nord est ce qu’elle est aujourd’hui - un tissu de sociétés familiales plus ou moins internationalisées, encore un peu teinté de féodalisme - c’est en partie l’oeuvre d’Enrico Cuccia lui-même, “le banquier des banquiers”, “le marionnettiste silencieux", le légendaire patron de Mediobanca jusqu'à sa mort en 2000.

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Ce Sicilien a tissé une toile d’araignée entre les quatre piliers de l’économie italienne - construction, communication, banque, industrie - avec Mediobanca en son centre. Ce système de participations croisées lui a permis de contrôler chaque société engluée dans ses fils, dans un contexte de capital émietté. On y reviendra.

Des résultats bons... à première vue

"Medio" existe toujours, mais elle n’est plu[...]

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