La bourse ferme dans 6 h 57 min
  • CAC 40

    5 808,70
    +26,05 (+0,45 %)
     
  • Euro Stoxx 50

    3 691,82
    +22,28 (+0,61 %)
     
  • Dow Jones

    31 496,30
    +572,20 (+1,85 %)
     
  • EUR/USD

    1,1872
    -0,0052 (-0,44 %)
     
  • Gold future

    1 687,50
    -11,00 (-0,65 %)
     
  • BTC-EUR

    41 860,61
    -1 060,20 (-2,47 %)
     
  • CMC Crypto 200

    1 003,11
    +59,94 (+6,35 %)
     
  • Pétrole WTI

    66,21
    +0,12 (+0,18 %)
     
  • DAX

    14 033,37
    +112,68 (+0,81 %)
     
  • FTSE 100

    6 644,70
    +14,18 (+0,21 %)
     
  • Nasdaq

    12 920,15
    +196,65 (+1,55 %)
     
  • S&P 500

    3 841,94
    +73,47 (+1,95 %)
     
  • Nikkei 225

    28 743,25
    -121,07 (-0,42 %)
     
  • HANG SENG

    28 540,83
    -557,46 (-1,92 %)
     
  • GBP/USD

    1,3817
    -0,0011 (-0,08 %)
     

Cette coalition vent debout contre l'annulation de la dette

·2 min de lecture

L'ARGENT MAGIQUE (3/3) - Economistes "orthodoxes" ou banquiers centraux, ils sont contre l'annulation de la dette, au nom de la confiance des investisseurs et des traités. Mais ils ont entamé une mue idéologique avec la crise sanitaire.

Henri Sterdyniak est l'un des fondateurs des Economistes Atterrés, rassemblés, en 2010, pour dénoncer la "doctrine néolibérale", jugée responsable de la crise financière. Mais, aujourd'hui, il ne reconnaît plus ses pairs. "Une drôle d'épidémie sévit actuellement parmi les économistes. Heureusement, elle n'est pas mortelle puisque le ridicule ne tue pas", lâche ce polytechnicien, économiste à l'OFCE. La raison de son courroux ? La proposition des économistes "hétérodoxes", classés à gauche, d'annuler la dette publique portée par la , . "Cette proposition n'a aucun sens et ne change rien car la banque centrale appartient à l'Etat. Ce serait un coup d'épée dans l'eau", lance-t-il, rappelant qu'aucun économiste américain "radical" comme Joseph Stiglitz, ne le préconise.

Erreur après la crise de 2009

Dans ce débat, Henri Sterdyniak a donc changé de camp, rejoignant celui des "orthodoxes", qui dénoncent cette idée. "Une annulation de la dette de la BCE n'est ni légale, ni utile, ni souhaitable", martèle Agnès Benassy-Quéré, la chef économiste du Trésor, à Bercy. D'abord, l'annulation est interdite par les traités, que l'Allemagne n'accepterait jamais de renégocier. Ensuite, si l'Etat s'allégeait d'une partie de la dette et des intérêts, il ne percevrait plus de dividendes de la banque centrale (6 milliards d'euros en 2019 pour la France), ses fonds propres étant devenus négatifs.

Surtout, l'opération ferait peur aux investisseurs. "Si on annule une fois les créances des banques centrales sur les Etats, on le refera inévitablement, s'alarme dans Les Echos Benoit Coeuré, ancien membre du directoire de la BCE, maintenant à la Banque des règlements internationaux (BRI). Cela conduira à long terme à plus d'inflation et une perte de confiance dans la monnaie." Un risque jugé inutile, "puisque la BCE permet le financement sans limite des déficits publics à des taux nuls ou négatifs", relève Henri Sterdyniak. Grâce à l'institution de Francfort, qui a inondé le marché de liquidité[...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi