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Coalition contre le Hamas: le géopolitologue Frédéric Encel estime qu'"aucun pays arabe n'y prendra part"

En visite à Jérusalem, mardi 24 octobre, Emmanuel Macron a laissé planer l'idée d'une coalition internationale contre le Hamas s'inspirant de celle menée contre Daesh. Une organisation qui ne "se limite pas à des opérations sur le terrain" et peut consister en du "partager d'information" ou "la lutte contre le financement du terrorisme", comme l'a précisé l'Élysée mardi.

Mais qui pourrait prendre part à un front contre le Hamas? Les États-Unis, des États occidentaux, mais "aucun pays arabe", selon le géopolitologue Frédéric Encel, invité de BFMTV-RMC ce mercredi.

"Aucun état arabe aujourd'hui ne va prendre la responsabilité vis-à-vis de son opinion publique d'envoyer des troupes, surtout pas dans la bande de Gaza", estime-t-il.

Laisser Israël faire "le sale boulot"

Bien que le Hamas soit considéré comme un groupe terroriste par "la plupart des régimes arabes mesurés", comme l'Égypte, les voisins ne risqueraient pas de contrarier leurs populations. Contre Daesh, le Qatar, l'Arabie saoudite, la Jordanie ou le Bahreïn ont pris part à la coopération internationale.

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"Chacun (des pays arabes) attend en réalité qu'Israël fasse le sale boulot" et "détruise militairement le Hamas", résume Frédéric Encel.

Le spécialiste souligne par ailleurs que les 400 millions de citoyens arabes sont "extraordinairement différents" et que les mobilisations de soutien observées dans plusieurs villes de la région ne doivent pas être "surestimées".

Des soldats français à Gaza?

Emmanuel Macron a affiché son soutien à Israël dans son "droit à se défendre". Mais pour le géopolitologue, il paraît "absolument illusoire" d'imaginer des soldats français entrer à Gaza. Son point de vue est sensiblement le même pour les soldats américains.

"Je pense que la coalition internationale sera surtout militaire du point de vue israélien, peut-être du point de vue américain. Pour le reste, il s'agit de lutter politiquement et financièrement contre le Hamas", suggère Frédéric Encel.

L'implication française pourrait plutôt prendre la forme de frappes aériennes ou de la mobilisation de la flotte française en Méditerranée et à Abou Dabi. Les renseignements français stationnés en Jordanie pourraient aussi coopérer avec Israël.

Article original publié sur BFMTV.com