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Le CO2 devient un investissement d'avenir

·2 min de lecture

La décision de l'Union européenne d'accélérer la baisse des émissions pourrait entraîner un doublement des cours.

En moins de quatre mois, les prix du carbone se sont envolés de 60 %, pour atteindre le niveau record de 40 euros la tonne d'équivalent dioxyde de carbone le 12 février. Pas moins d'1 milliard d'euros de quotas d'émission ont ainsi changé de main chaque jour sur le marché des quotas d'émission (SEQE). Créé en 2005, celui-ci est devenu depuis le premier système d'échange mondial du carbone.

Ce marché est très particulier. Chaque jour, la Commission européenne met aux enchères des quotas fixés en fonction des objectifs d'émissions fixés par l'Union. La demande provient de trois types de participants. D'abord les compagnies d'énergie et de chauffage, comme RWE outre-Rhin ou Engie en France, mais aussi les industries très polluantes, à l'image du sidérurgiste ArcelorMittal, qui n'ont d'autres choix que d'acheter des droits d'émission. A ces deux acteurs s'ajoutent des fonds d'investissement dont le but est de réaliser des profits en spéculant sur les marchés des opérations à terme.

La tension récente sur les prix s’explique principalement par la décision de l’Union européenne d’accélérer la baisse des émissions. Le nouvel objectif est désormais fixé à - 55 % en 2030 par rapport aux niveaux de 1990, contre - 40 % seulement auparavant. Comme le plafond des émissions a été abaissé, l’offre de quotas d’émission par la Commission européenne va se réduire, ce qui laisse augurer des prix plus élevés. Selon les analystes, cette nouvelle donne devrait entraîner une hausse des cours, qui pourrait atteindre 80 euros la tonne. Enfin, le marché européen, qui ne couvre que 45 % des émissions du continent, devrait s’élargir au transport maritime à l’avenir.

(SOURCE : THE ECONOMIST)


© The Economist - London 2021

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