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Ce que coûte le "présentéisme" aux entreprises

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Ce que coûte le "présentéisme" aux entreprises

Etre vu et surtout bien vu. Voici une pratique très répandue dans les entreprises françaises où arriver au plus tôt et (surtout) partir au plus tard, est le meilleur moyen d'éviter tout regard suspect de ses collègues. Un "présentéisme" qui n'en finit plus de surprendre certains de nos voisins, comme les Allemands, qui jugent sévèrement la pratique: celui qui part tard ne sait tout simplement pas s'organiser.

Pourtant, le présentéisme a la vie dure dans les entreprises de l'hexagone. Cela couvre d'abord les renoncements aux arrêts maladie: 28 % des arrêts maladie prescrits en 2019 n’ont pas été respectés (un chiffre en hausse de 5 points par rapport à 2018, et de 9 points par rapport à 2016) affirme une nouvelle étude réalisée par Malakoff Médéric Humanis. Pour quelle raison ces travailleurs décident d'aller tout de même travailler ? Pour 39% d'entre eux, "il n’est pas dans leurs habitudes de se laisser aller"…

"Etre bien vu"...

Au-delà du "présentéisme maladie", les horaires à rallonge sont aussi très répandus, selon un sondage Glassdoor, publié en octobre dernier : une personne sondée sur quatre se sent gênée d'arriver la dernière au bureau. De la même façon, 30% des personnes interrogées affirment qu’il est mal vu de quitter le bureau avant 18h.

Le présentéisme est pourtant loin d'être une bonne idée. D'abord pour le travailleur qui peut aggraver sa situation médicale et se retrouver surmené. Mais aussi...

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