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Sur CNews, la remarque sexiste de ce chroniqueur contre Rousseau, indigne la classe politique

·3 min de lecture

POLITIQUE - Guillaume Bigot, chroniqueur à CNews, se présente comme “politologue”. Or, ce dimanche 26 septembre, l’intéressé a tenu des propos qui empruntent davantage au café du commerce qu’aux amphithéâtres de sciences politiques. En cause, la description qu’il a faite de l’écologiste Sandrine Rousseau, finaliste face à Yannick Jadot à la primaire écolo.

“Si vous l’écoutez, on a l’impression d’une illuminée. C’est la folie verte. C’est une sorte de Greta Thunberg ménopausée”, a lancé l’éditorialiste, en dissertant sur la stratégie de la candidate. Selon lui, l’intéressée “surjoue” sa radicalité. “Elle force le trait. Elle augmente le son. Quand je dis Greta Thunberg, on voit bien, elle a des yeux comme des chouettes (sic) et elle débite des trucs ultra-violents en regardant face caméra. C’est un peu ce que fait madame Rousseau. Elle n’a pas le même âge, c’est ce que je voulais dire”, a-t-il développé.

“Sexisme extrême d’un gros con”

Des propos qui ont provoqué un tollé, notamment chez les écologistes. “Les insultes sexistes c’est chaque jour, chaque heure pendant cette campagne. Comment encore penser que la présidentielle offre un réel terrain démocratique pour les femmes?”, s’est indignée l’élue EELV de Paris (et soutien de Sandrine Rousseau), Alice Coffin.

Soutien de Yannick Jadot à la primaire, le député écolo Matthieu Orphelin est également monté au créneau, dénonçant sur Twitter le “sexisme extrême d’un gros con”. Julien Bayou, patron d’EELV, a de son côté invité ses abonnés à faire un signalement au CSA.

Au-delà de la seule sphère écolo, plusieurs personnalités ont apporté leur soutien à Sandrine Rousseau. “Nous sommes en 2021 et quand une femme défend ses opinions, on la traite encore d’hystérique”, a déploré l’eurodéputée insoumise Manon Aubry, dénonçant le “sexisme puant” du chroniqueur.

Une indignation partagée du côté du gouvernement. “J’aimerais débattre des désaccords de fond que nous avons avec Sandrine Rousseau mais l’outrance misogyne des commentateurs me pousse à la défendre”, a réagi Marlène Schiappa, ministre déléguée à la Citoyenneté. “Ce ‘politologue’ m’a qualifiée en juin d’experte en ‘concours de t-shirts mouillés’ sans que ça n’émeuve personne”, a ajouté la ministre.

Alors que ses propos sont abondamment dénoncés, Guillaume Bigot persiste et signe. “Je ne savais pas que la ménopause était une insulte. Je ne savais pas non plus que pour une candidate EELV, être comparée à Greta Thunberg pouvait être infamant”, a-t-il commenté, précisant que ses propos n’engageaient ni Europe 1 ni CNews. Une explication de texte, concentrée sur la forme et non sur le fond des propos, qui ne devrait pas être de nature à convaincre ses contradicteurs.

À voir également sur Le HuffPost: Le débat entre Jean-Luc Mélenchon et Éric Zemmour crispe la gauche

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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