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Cloud: Comment les Etats-Unis ont réussi à mettre la main sur Gaia-X

·2 min de lecture

INTERVIEW - Gaia-X, le projet européen de développement d’un cloud sécurisé et fiable, est contesté par certains membres qui lui reprochent d’être trop complaisant vis-à-vis des grands acteurs américains. Scaleway, l’hébergeur français d’Iliad (Free), a choisi de ne pas rester dans cette association. Yann Lechelle, président de Scaleway explique pourquoi.

Challenges: Pourquoi avez-vous décidé de quitter Gaia-X?

Yann Lechelle: En préparant une interview destinée à une chaîne de télévision, j’ai constaté qu’il y avait une question concernant ce que j'attendais du . J'ai soudainement pris conscience que je n'en attendais rien. Avec mon équipe, nous avons alors décidé d’arrêter de passer du temps dans Gaia X. La cotisation est conséquente mais le projet ne correspond plus du tout à ce qu’il était au départ. Il y a des problèmes de gouvernance, les sponsors et les membres ont déséquilibré le conseil d’administration et Gaia X ne travaille plus à l’émergence d’une souveraineté numérique en Europe.

Quel était l’objectif premier de Gaia X?

Au départ, il s’agissait d’une . Bruno Le Maire a demandé à son homologue allemand comment les Français pouvaient participer. Onze entreprises allemandes et onze entreprises françaises (dont Scaleway) ont ainsi fondé ainsi l’association Gaia-X pour développer un écosystème européen autour du cloud. Mais presque tout de suite il y a eu des ambiguïtés. Des acteurs non-européens ont commencé à financer l’association. Microsoft pouvait ainsi connaître les spécifications techniques très en amont. Parmi les fondateurs, il y avait des grands consommateurs de prestations de cloud américain. En soit, ce n’est pas un mal. Mais cela peut devenir un problème si ces prestations sont dominantes et si Gaia-X entretient cette domination. L’an dernier, j’ai dû menacer de claquer la porte si on faisait entrer des non-européens au board. Ils ne sont pas entrés mais le conseil est aujourd’hui composé de grands groupes qui travaillent essentiellement avec les Gafam ou d’anciens collaborateurs des Gafam. Ils ont une très nette tendance à ne rien vouloir changer. Ils veulent maintenir les choses en l’état sans se préoccuper le moins du monde de faire émerger la moindre concurrence.

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Vous diriez qu’il y a un problème de gouvernance?

C’est certain. Dans les comités de travail, les extraterritoriaux sont[...]

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