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Comment les clauses de dettes « résilience climat » protègent les pays en cas de catastrophe naturelle

AFP / ERIKA SANTELICES

INTERVIEW - Depuis un an, les clauses dites de « résilience climat » ont été adoptées par la direction générale du Trésor française. Elles permettent aux pays touchés par des catastrophes naturelles de suspendre le remboursement d’une partie de leur dette. Martin Kessler, Directeur exécutif du Finance for Development Lab, décrypte leur fonctionnement.

Un certain répit pour les pays touchés par des catastrophes naturelles. C’est l’objectif des clauses dites de « résilience climat » (CRDCs) incluses dans les restructurations de dettes de pays vulnérables. En cas de catastrophe climatique, les Etats bénéficiant de ce type de dispositions, essentiellement issus du « Sud Global », pourraient les activer et suspendre une partie de leurs remboursements. A ce titre, le Club de Paris, un groupe informel dépendant de la direction générale du Trésor (DGTrésor) ayant pour mission de coordonner la restructuration de dettes souveraines, a indiqué dans son rapport annuel de 2023 paru début juillet, œuvrer pour la généralisation de ce type de clauses depuis plus d’un an.

L’organisation explique qu’en cas de catastrophe climatique, « il est difficile pour les autorités de choisir entre la mise en œuvre de mesures de soutien économique et le remboursement du service de la dette extérieure ». Ce, alors que l’Agence française de développement (AFD) estime que les pertes et dommages liés à un événement climatique représentent en moyenne 4,5 % du PIB des pays touchés. Martin Kessler, Directeur exécutif du Finance for Development Lab, explique auprès de Challenges la nature et le fonctionnement de ces clauses de résilience.

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En quoi les clauses dites de « résilience climat » sont-elles nécessaires ?

Ces clauses sont une manière de promouvoir la résilience et la soutenabilité de la dette en cas de catastrophe naturelle majeure. Elles sont principalement dédiées aux petits pays, très vulnérables et notamment touchés par les ouragans, qui peuvent perdre jusqu’à 200 % de leur PIB en cas de catastrophe. Lorsque cela se produit, les gouvernements doivent financer une réponse pour la population et œuvrer à la reconstruction, ce qui leur demande un effort considérable.

Pour pallier ce problème, les clauses « résilience climat », lorsqu’elles sont activées, permettent aux Eta[...]

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