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L'annulation du mariage TF1-M6 arrange (presque) tout le monde

GONZALO FUENTES

EDITO- TF1 et M6 ont annoncé l'abandon de leur fusion en raison des exigences de l'Autorité de la concurrence. La logique industrielle n'a pas primée sur les intérêts de beaucoup d'autres acteurs.

Jusqu’au bout, ils auront tout tenté. En vain. Ce 16 septembre, après des mois de lutte et de mobilisation, , et abandonné leur projet de fusion. Motif invoqué après ces mois de mobilisation et de lutte : l’opération, à force de concessions et de conciliabules, « ne présentait plus aucune logique industrielle. »

"Plus aucune logique industrielle".

La logique industrielle. Justement le cœur de ce projet initié au printemps 2021. Des mois durant, président de M6, pressenti pour diriger le futur ensemble, et , fidèle lieutenant Bouygues aux commandes de TF1, ces ennemis d’hier ont entonné en chœur la même chanson : face aux Gafa, la vieille télé de papa n’a plus aucune chance de survie. La fameuse "durée d’écoute individuelle" (DEI), boussole des annonceurs, ne cesse de perdre du terrain. Les deux premières chaines tricolores devaient unir leurs forces pour investir davantage, dans les contenus, dans le digital… Ils caressaient même le rêve fou de faire de Salto, leur plateforme commune avec France Télévisions aux performances plutôt laborieuses, une arme capable de lutter contre les géants. Tout en étant conscient que même mariés, le duo restait un nain au niveau mondial. Les noces célébrées, Nul doute que Martin Bouygues préparait déjà le coup d’après, sur le terrain de chasse européen…

Pour imposer leur logique industrielle, le duo a tout essayé pour convaincre l’Autorité de la concurrence (ADLC). Après un premier rapport défavorable au cœur de l’été, il a multiplié les gestes. Lâchant les chaînes TFX et 6ter, promises à AlticeMedia, autre ennemi d’un autre temps, pour se conformer à la loi. Faisant des concessions inédites sur les achats de droits et les contrats de distribution à venir… Allant même jusqu’à lâcher l’impensable autour de leurs régies publicitaires - "le vrai nœud" pour l'Autorité, confiait à Challenges, l’un des fiancés, début septembre.

Lâcher l'impensable.

Alors que l’ADLC refusait d’élargir au digital l’assiette des recettes publicitaires, et qu[...]

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