Clôture Wall Street : légère hausse avant la Fed

COURS LIÉS

SymboleCoursVariation
AAPL524,75-6,95
GOOG526,94-7,87
^REURUSD1 738,01+14,91

Wall Street évoluait peu ce lundi, en hausse prudente sur fond de débats sur le "fiscal cliff", en attendant la Fed. La Banque centrale américaine tient demain et mercredi sa réunion de politique monétaire, à l'issue de laquelle les opérateurs espèrent de nouvelles annonces concernant des rachats obligataires de titres du Trésor. La Banque s'était engagée en septembre à poursuivre ses actions accommodantes et non conventionnelles de rachats d'obligations, jusqu'à ce que le marché du travail s'améliore significativement. Malgré les derniers chiffres plutôt solides de l'emploi aux États-Unis, la poursuite des assouplissements quantitatifs semble très probable... Le DJIA gagnait 0,11% ce soir à 13.170 pts, tandis que le Nasdaq (Nasdaq: ^NDX - actualité) prenait 0,30% à 2.987 pts.

Le président américain Barack Obama et John Boehner de la Chambre des représentants se sont rencontrés hier dimanche, afin de s'entretenir à la Maison Blanche de l'épineux problème du "fiscal cliff". Les détails des échanges entre les deux leaders ne sont toutefois pas connus, même si l'on peut imaginer qu'ils ont une fois de plus défendu leurs plans respectifs.

Boehner propose 800 Mds$ de recettes nouvelles, passant par des suppressions ou réductions de certains allègements fiscaux. Le projet républicain avance par ailleurs 1.400 Mds$ de réductions de dépenses, notamment sur la sécurité sociale ou Medicare. Obama, de son côté, milite pour une hausse de l'imposition des 2% d'Américains les plus riches. Le plan démocrate vise 1.600 Mds$ de recettes supplémentaires sur 10 ans. Globalement, les observateurs espèrent un accord, mais son timing reste incertain et rien ne dit qu'il sera conclu d'ici la fin de l'année.

Il n'y avait pas de statistiques notables de conjoncture outre-Atlantique ce lundi. Demain mardi, les chiffres de la balance commerciale pour octobre et ceux des stocks de grossistes seront connus.

Apple (NasdaqGS: AAPL - actualité) et Google (NasdaqGS: GOOG - actualité) se seraient alliés en vue d'une offre commune sur des brevets de l'ex-leader de la photographie, Eastman Kodak (Xetra: 927063.DE - actualité) , d'après les informations publiées par Bloomberg News durant le week-end. Les deux géants technologiques américains auraient même abandonné leurs offres concurrentes sur le portefeuille de brevets, afin d'offrir ensemble les 500 M$ requis par Kodak (NYSE: EK - actualité) . Rappelons que l'offre de financement de 830 M$ proposée à Kodak est soumise à la condition d'une cession de brevets pour 500 M$ au moins. L'opération permettrait au groupe de sortir ultérieurement de faillite. Kodak, Apple et Google n'ont pas commenté les affirmations de Bloomberg.

VALEURS DU JOUR

McDonald's (+1%), le géant américain de la restauration rapide, a annoncé pour le mois de novembre 2012 une augmentation de 2,4% de ses ventes à magasins comparables. Aux États-Unis, la croissance a atteint 2,5%, contre 1,4% en Europe (Chicago Options: ^REURUSD - actualité) et 0,6% sur la zone Asie, Moyen-Orient (Xetra: 864642 - actualité) et Afrique.

Boeing (NYSE: BA - actualité) (+1%) a annoncé que Turkish Airlines avait finalisé une commande ferme de 4,7 Milliards de dollars aux prix catalogue. La commande porte sur 15 B.777-300ER. L'accord, initialement annoncé en octobre, comprend une option pour cinq appareils supplémentaires. Il s'agit de la commande la plus important de l'histoire de la compagnie turque, précise le géant de l'aéronautique américain.

AIG (-2%), l'assureur new-yorkais, a annoncé hier dimanche la cession programmée de 90% de son unité de leasing aérien International Lease Finance Corp. à un groupe d'investissement chinois, pour environ 5,28 milliards de dollars. AIG retiendrait une participation de 10% au sein de l'unité basée à Los Angeles. Le groupement des acquéreurs est mené par Weng Xianding, le président de New China Trust, et comprend P3 Investments ou encore China Aviation Industrial Fund. Le groupement rachètera d'abord 80,1% d'ILFC pour 4,23 Mds$, avec une option sur 9,9% de participation supplémentaire. La finalisation du deal est attendue au second trimestre 2013, sous réserve des approbations des régulateurs aux Etats-Unis et en Chine.

JP Morgan (-1%) et l'Etat britannique devraient parvenir à un accord concernant des fraudes fiscales, d'après le "Financial Times". La banque américaine et ses employés devraient payer 500 millions de livres d'arriérés d'impôts (environ 621 millions d'euros). JPM aurait demandé à plus de 2.000 salariés et anciens salariés de contribuer au règlement. JPM, comme plusieurs grandes sociétés américaines, est accusée d'avoir mis en place divers montages fiscaux afin d'échapper à l'impôt sur les sociétés.

Honeywell (stable), le géant industriel américain, a annoncé un accord avec Intermec (NYSE: IN - actualité) en vue de son rachat pour 603 M$ en numéraire. Intermec conçoit des imprimantes pour codes barres et outils d'identification de fréquence radio. Le groupe du New Jersey s'est engagé à payer 10$ par titre Intermec, soit une prime de 25% sur les cours de vendredi soir à Wall Street. L'opération a été approuvée par les conseils d'administration, mais requiert encore l'accord des actionnaires d'Intermec et celui des régulateurs. La finalisation est attendue d'ici la fin du second trimestre 2013.

Honeywell a aussi livré ce lundi des prévisions 2013 plus faibles que prévu, anticipant une croissance lente de l'économie. Le groupe industriel du New Jersey, qui vient de dévoiler une "petite" acquisition de 600 M$ environ, table pour 2013 sur un bénéfice par action allant de 4,75$ à 4,95$, pour des revenus allant de 39 Mds$ à 39,5 Mds$. Le consensus des analystes, quant à lui, est logé à 4,95$ de bpa et 39,36 Mds$ de chiffre d'affaires. Pour 2012, Honeywell vise un bpa de 4,47$ et des ventes de 37,5 Mds$, en bas de fourchette de la précédente guidance.

Hewlett-Packard (+3%) rebondissait légèrement à Wall Street ce jour, sur des rumeurs concernant la construction d'une participation par l'investisseur activiste et milliardaire Carl Icahn. Le titre avait dévissé le mois dernier, après la publication de pertes massives liées aux dépréciations sur le dossier Autonomy (London: AU.L - actualité) . HP a accusé la firme britannique d'une comptabilité trompeuse précédemment à son acquisition.