Clôture Wall Street : Apple trébuche avec l'iPhone 5, Dell s'envole avec les rumeurs de LBO

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Wall Street restait assez prudent ce lundi, en attendant le discours de Ben Bernanke sur la politique monétaire. Apple (NasdaqGS: AAPL - actualité) pesait sur les marchés, alors que selon le Wall Street Journal et le quotidien japonais Nikkei, les ventes de l'iPhone 5 ressortiraient décevantes. Facebook (NasdaqGS: FB - actualité) restait travaillé en bourse, à la veille de son très attendu rendez-vous mystère. Enfin, Dell (NasdaqGS: DELL - actualité) s'enflammait en fin de journée avec les rumeurs de LBO (leveraged buyout). Rappelons également que les publications financières trimestrielles se multiplieront les jours prochains à Wall Street, pour ce début de "saison" des résultats. Le DJIA grappillait 0,14% en clôture ce soir à 13.507 pts, tandis que le Nasdaq abandonnait 0,26% à 3.117 pts.

Il n'y avait pas de statistiques notables de conjoncture outre-Atlantique ce lundi. Dans la soirée, c'est le président de la Fed, Ben Bernanke, qui retiendra toute l'attention avec une intervention à l'Université du Michigan, qui prendra la forme d'une conversation à propos de la politique monétaire et économique aux États-Unis.

John Williams, le président de l'antenne de la Fed à San Francisco, a estimé ce soir que le programme de rachat d'obligations de la Banque centrale américaine allait probablement rester nécessaire durant le second semestre 2013. La Fed recherchera en effet, selon lui, des "signaux convaincants d'amélioration sur le marché du travail" et d'autres indicateurs favorables, avant de mettre un terme à son programme d'assouplissement quantitatif. Williams anticipe une croissance économique limitée en 2013, avant une accélération. D'après le responsable de la Fed, le taux de chômage américain devrait rester proche des 7% au moins jusqu'à la fin de l'année 2014...

Le (Paris: FR0000072399 - actualité) président américain Barack Obama tenait ce jour la dernière conférence de presse de son premier mandat. Obama a jugé ce jour que les Etats-Unis devraient afficher une bonne année 2013, à moins de problèmes politiques. Le président américain a par ailleurs expliqué son point de vue concernant le relèvement du plafond de la dette. Pour Obama, rehausser le plafond de la dette permettra simplement au pays d'honorer les dépenses auxquelles le Congrès s'est engagé. Il ne s'agirait donc absolument pas, à en croire Obama, de l'autorisation de dépenses supplémentaires.

Comme prévu, Obama a insisté sur la nécessité de rehausser ce plafond, prévenant des risques économiques et financiers dans le cas contraire. Le président estime que c'est au Congrès d'agir, encourageant un débat sur les dépenses futures à l'issue de sa décision. Obama juge que 4.000 milliards d'économies sont nécessaires pour stabiliser dette et déficits. "Ce que je ne ferai pas, est de mener cette négociation avec un pistolet sur la tête du peuple américain", a lancé Obama.

Interrogé... au sujet des armes justement, après les récents événements tragiques aux USA survenus à Newtown, Obama a estimé que si une seule mesure pouvant permettre de sauver la vie d'un enfant, il faudrait la prendre. Le vice-président Joe Biden devrait par ailleurs livrer ses recommandations à ce sujet demain.

D'après le Wall Street Journal, un juge aurait approuvé la cession des brevets d'imagerie digitale de Kodak pour 527 M$, à un groupement comprenant les leaders technologiques Apple, Google (NasdaqGS: GOOG - actualité) , Microsoft (NasdaqGS: MSFT - actualité) , Adobe, Facebook, Amazon, Research In Motion, ou encore Samsung et Shutterfly (NasdaqGS: SFLY - actualité) .

VALEURS DU JOUR

UPS (+2%) a retiré son offre de 6,9 Mds$ pour la reprise de TNT Express NV, les régulateurs européens envisageant en effet de rejeter l'opération dans sa forme initiale, d'après l'avis fourni lors d'une réunion du 11 janvier. TNT recevra tout de même une compensation de 200 ME, soit environ 266 M$ pour ce désistement. A Amsterdam ce jour, le titre TNT s'est littéralement effondré sur cette annonce d'UPS.

Dell flambait de 13% ce soir à plus de 12$ sur le Nasdaq. Le titre s'est envolé sur des rumeurs de sortie de la cote. Il s'agit d'un vieux serpent de mer sur le marché, alors que le fondateur du groupe texan, Michael Dell, a repris la direction opérationnelle en 2007 sans parvenir réellement à redresser les ventes. La capitalisation actuelle est de 19 milliards de dollars. La fortune personnelle de Dell pourrait éventuellement lui permettre de financer une sortie de la bourse. En 2010, le dirigeant avait d'ailleurs avoué avoir considéré un rachat.

L'agence Bloomberg évoque de son côté des discussions en vue d'une sortie de la cote, deux firmes de private equity au moins étant impliquées. Les discussions privées supposées seraient préliminaires et pourraient encore échouer, nuance l'agence, selon laquelle "les firmes pourraient ne pas être capables d'aligner les financements requis". Plusieurs grandes banques auraient été contactées pour formuler une offre. Michael Dell détient 16% de la compagnie. Goldman Sachs (NYSE: GS-PB - actualité) avait revu son conseil à l'achat en décembre, évoquant justement le niveau de cash du groupe, qui présentait une opportunité en vue d'un LBO (leveraged buyout).

Apple (-4%) chutait en direction des 500$ ce lundi à Wall Street. Selon le Wall Street Journal, le Californien de Cupertino a réduit ses commandes en composants de l'iPhone 5 du fait d'une demande plus faible qu'attendu ! Le journal cite à ce sujet des sources "familières de la situation". Pire encore, les commandes en écrans d'iPhone 5 pour le trimestre de janvier à mars auraient été tronquées de moitié, en comparaison des prévisions initiales de commandes de la compagnie. C'est du moins ce que croient savoir deux sources du journal. Le groupe à la pomme aurait par ailleurs amputé ses commandes pour d'autres composants. Apple aurait informé les fournisseurs de ces ajustements dès le mois dernier.

Le quotidien japonais Nikkei confirme les coupes supposées. Selon lui, Apple aurait bien abaissé ses commandes en écrans LCD et en autres composants de l'iPhone 5. Cela traduirait une potentielle perte de vitesse du géant américain, face à la rude concurrence des smartphones asiatiques, ceux de Samsung en particulier. Apple aurait informé Japan Display, Sharp (Other OTC: SHCAF - actualité) et LG Display de ces décisions. Le groupe californien, qui tablait précédemment sur 65 millions d'écrans pour la période de janvier à mars, aurait réduit ses prétentions, pratiquement de moitié.

Le Nikkei cite lui aussi des personnes familières de la question. Certains spécialistes avaient déjà constaté des ventes d'iPhone 5 moins fortes que prévu. De son côté, le Coréen Samsung Electronics a dévoilé des ventes de smartphones Galaxy S supérieures à 100 millions d'unités depuis mai 2010, dont plus de 40 millions d'unités du S3 lancé en mai 2012.

Facebook (-2%). La Deutsche Bank vient de rehausser son conseil de "conserver" à "acheter", avec un objectif de cours généreux de 40$ sur la valeur, contre 24$ auparavant. Le broker souligne surtout le développement de la publicité mobile, tablant ainsi sur une progression des revenus publicitaire du réseau social de plus de 40% en 2013. Le groupe californien de Menlo Park a invité les journalistes à se réunir demain mardi, 15 janvier. La nouvelle fait le "buzz" depuis, les opérateurs spéculant sur l'éventuelle nouveauté qui serait proposée par le groupe de Mark Zuckerberg.

Certains évoquent un téléphone mobile (de préférence en collaboration avec HTC), alors que d'autres parlent d'un service de recherche par Internet. Plus généralement, les spécialistes espèrent de nouveaux services publicitaires, d'éventuelles initiatives de e-commerce ou bien des partenariats. Michael Pachter de Wedbush n'attend lui rien d'exceptionnel, du fait de la proximité du rendez-vous avec les publications trimestrielles du 30 janvier. "J'ai de faibles attentes", confie l'analyste. Topeka Capital, par contre, anticipe un événement significatif, estimant que le management désire retrouver les niveaux de cours de l'introduction en bourse.

"Venez et voyez ce que nous construisons", lance Facebook, conviant les médias à cet événement énigmatique. Le dernier événement de ce style était celui du partenariat avec Skype, dévoilé au siège du groupe devant les journalistes il y a un an et demi...

Morgan Stanley (Xetra: 885836 - actualité) (-1%), la banque d'affaires américaine, réduirait ses effectifs à Dubaï, principalement dans la division "equities". Ces actions entreraient dans le cadre de plus vastes restructurations de Morgan (Other OTC: MGHL - actualité) , qui entend réduire ses coûts en supprimant 1.600 postes globalement, croit savoir l'agence Reuters.

VF Corp (+3%). Billabong, le concepteur australien de vêtements de surf, a annoncé avoir reçu une proposition de rachat de 527 millions de dollars australiens, provenant d'un groupement américain comprenant VF. L'offre, qui représente environ 556 M$, est identique à une OPA reçue d'un groupe comprenant Paul Naude, Sycamore et Bank of America (Other OTC: BACYL - actualité) Merrill Lynch le mois dernier. VF collabore notamment avec Altamont Capital sur ce dossier d'acquisition. Billabong permettra aux deux groupes de mener la "due diligence".

PPG (-1%) revendique des résultats records pour son quatrième trimestre fiscal et l'exercice clos. Les revenus du trimestre clos ont totalisé 3,6 Mds$, en ligne avec les attentes, pour un bénéfice par titre ajusté record de 1,53$, en augmentation de 10% en glissement annuel. Le consensus était justement de 1,53$ de bpa pour 3,6 Mds$ de facturations. Pour l'année, le bpa ajusté atteint ainsi 7,94$, pour un chiffre d'affaires totalisant 15,2 Mds$.

Coca-Cola (stable), le géant américain des soft drinks, va lancer une nouvelle campagne publicitaire télévisée qui traitera du problème de l'obésité. Les spots de deux minutes seront diffusés notamment sur CNN, MSNBC ou Fox News. Le colosse d'Atlanta (BSE: ATLANTA.BO - actualité) rompt donc avec sa politique antérieure de communication, en mettant en avant cette fois les problèmes de santé publique.