Ciments Français : le ralentissement se confirme

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Au 30 septembre 2012, malgré une bonne tenue des prix, le Groupe Ciments Français a réalisé un chiffre d'affaires consolidé de 2,825 Milliards d'Euros, en baisse de 3,7% (-5,6 % à périmètre et taux de change comparables). Les hausses les plus sensibles ont concerné l'Inde, la Thaïlande, l'Amérique du Nord et le négoce. Les baisses les plus importantes ont été enregistrées en France/Belgique, en Egypte et en Espagne.

A la même date, le résultat brut d'exploitation courant s'élève à 488,6 Millions d'Euros, en retrait de 13,4%. Sans tenir compte des revenus issus de la gestion des droits de CO2, moins importants que sur les 9 premiers mois de 2011, la baisse est de 12,2%. Cette baisse est due principalement au ralentissement d'activité en Europe (Chicago Options: ^REURUSD - actualité) de l'Ouest, en Egypte et au Maroc et à l'augmentation des coûts variables dans certains pays. Ces facteurs ont été partiellement compensés par l'effet prix et les actions de réduction des coûts fixes et d'amélioration de la productivité. A 227,3 ME, le résultat d'exploitation est en baisse de 24,4%.

Le résultat net de l'ensemble consolidé s'élève à 131,1 ME contre 281,7 ME au 30 septembre 2011 qui comprenait l'impact de la cession de Set Group Holding (Turquie) pour 107,4 ME. Le résultat net des activités poursuivies part du Groupe s'établit à 78,5 ME (130,1 ME au 30 septembre 2011).

A fin septembre 2012, l'endettement financier net est en augmentation de 41,9 ME, à 1,063 MdE (1,021 MdE au 31 décembre 2011). Les capitaux propres s'élèvent à 4,176 MdsE (4,257 MdsE au 31 décembre 2011). Le ratio d'endettement s'établit à 25,5% contre 24% à fin décembre 2011.

Le ralentissement de la demande dans certains marchés du Groupe se confirme dans la deuxième partie de l'année. Elle conduit Ciments Français à une estimation plus prudente des résultats 2012.

Au 4ème trimestre, le résultat brut d'exploitation devrait être en ligne avec celui de l'année précédente, ce qui conduirait à une prévision en baisse sur l'année pleine. La gestion rigoureuse du besoin en fonds de roulement et la réduction du flux d'investissement permettront de maintenir une position financière de fin d'année au niveau de celle de 2011.

Le cimentier prépare de nouvelles actions de rationalisation, avec pour objectif de continuer à abaisser le point mort en accord avec l'évolution du secteur qui restera difficile et volatile sur certains de nos marchés en 2013.

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