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Ciel nuageux pour le groupe Bolloré en Afrique

·2 min de lecture

Défiance des Etats, concurrence asiatique… Cyrille Bolloré peine à marcher dans les pas de son père sur le continent.

Vincent Bolloré aurait probablement rêvé d’un autre scénario pour célébrer le bicentenaire de son groupe et son éventuel départ à la retraite. Le raider d’Ergué-Gabéric, le bastion familial du Finistère, devrait en effet dans un procès à haut risque attendu en 2022. Ce rendez-vous, qui a fait l’objet d’une guerre sourde au sein de la magistrature, le tribunal judiciaire de Paris refusant d’homologuer le plaider-coupable du auprès du Parquet national financier (PNF), revêt une dimension spéciale puisqu’il concerne l’un des terrains de jeu favori du groupe tricolore, l’Afrique. L’homme d’affaires est soupçonné de corruption, c’est-à-dire d’avoir financé, via sa filiale Havas, la campagne électorale des présidents togolais et guinéen, qui par la suite lui ont accordé des concessions portuaires. "Ce procès va laisser une trace, une tâche éventuellement, mais il ne fera pas oublier l’extraordinaire aventure africaine de Vincent", confie un vieux compagnon de route, préférant s’exprimer anonymement dès qu’il s’agit d’évoquer l’homme le plus redouté du business français.

Fiasco pharaonique

Culotté et visionnaire, Vincent Bolloré est parti à l’assaut du continent noir dans les années 1980-1990, prenant le contrôle de citadelles de la Françafrique : le transitaire Scac et l’armateur Delmas, ce dernier à l’issue d’une bataille homérique. Peu à peu, à coups d’achats et d’OPA, il s’est construit un empire dans la logistique, le rail et la très lucrative gestion des ports – le groupe en détient dix-huit –, sans doute la plus forte contribution aux 500 à 600 millions d’euros de résultats annuels de Bolloré, hors Vivendi. "Le portuaire est la véritable success story, confie Dominique Lafont, puissant patron de Bolloré Africa Logistics de 2005 à 2014, qui conseille aujourd’hui KKR ou le BCG sur l’Afrique. Nous sommes partis de rien pour devenir le leader du secteur. " Au total, les sociétés africaines emploient 24 000 salariés pour 2,4 milliards de chiffre d’affaires.

Seulement, [...]

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