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La chute de la livre turque attire les chalands transfrontaliers

·2 min de lecture

Autrefois capitale de l'Empire Ottoman entre les XIVe et XVe siècle, la ville d'Edirne, avec ses innombrables mosquées, est désormais un marché géant pour les voisins des Balkans et de Bulgarie - eux-mêmes parmi les plus pauvres de l'Union européenne.

La marée de bus immatriculés en Bulgarie, serrés sur le parking du marché d'Edirne, près de la frontière, trahit à elle seule l'ampleur de la crise monétaire dans laquelle son président a entrainé la Turquie. Autrefois capitale de l'Empire Ottoman entre les XIVe et XVe siècle, la ville d'Edirne, avec ses innombrables mosquées, est désormais un marché géant pour les voisins des Balkans et de Bulgarie - eux-mêmes parmi les plus pauvres de l'Union européenne. Des fruits et légumes aux sous-vêtements bas de gamme, tout s'achète au prix faible et s'entasse dans les soutes des bus. "Pour nous, c'est bien mais c'est vraiment dur pour les Turcs", convient une guide, Daniela Mircheva, avant de remonter dans le bus qui la ramène chez elle à Yambol en Bulgarie. "On était dans la même situation il y a 10, 12 ans" ajoute la presque quinquagénaire en référence à la crise financière mondiale de 2008. "C'est très difficile".

"A moitié prix"

Des touristes attendent leur bus avec leurs sacs à provisions à la fin de leurs achats dans un bazar à Edirne, près de la frontière bulgare en Turquie, le 17 décembre 2021 (AFP/Archives - Ozan KOSE)
Des touristes attendent leur bus avec leurs sacs à provisions à la fin de leurs achats dans un bazar à Edirne, près de la frontière bulgare en Turquie, le 17 décembre 2021 (AFP/Archives - Ozan KOSE)

Des touristes attendent leur bus avec leurs sacs à provisions à la fin de leurs achats dans un bazar à Edirne, près de la frontière bulgare en Turquie, le 17 décembre 2021 (AFP/Archives - Ozan KOSE)

La livre turque n'en finit pas de s'effondrer et de toucher de nouveaux fonds presque chaque jour, victime de la politique économique du président Recep Tayyip Erdogan qui persiste, à rebours des dogmes économiques, à favoriser la baisse des taux d'intérêt malgré l'inflation. Celle-ci a dépassé en novembre les 21% sur un an et la monnaie a perdu plus de 57% de sa valeur par rapport au dollar depuis le début de l'année. Les prix à la consommation flambent pour le citoyen turc. Mais Daniela Mircheva peut entasser encore plus de bidons d'huiles de tournesol dans son bus bondé d'acheteurs bulgares en quête de bonnes affaires. "C'est moitié prix comparé à la Bulgarie. C'est vraiment beaucoup, beaucoup moins cher pour nous". Mais du côté des marchands turcs, l'humeur est morose.

Humiliant

Des touristes font leurs courses dans un bazar à Edirne, près de la frontière bulgare en Turquie, le 17 décembre 2021 (AFP/Archives - Ozan KOSE)
Des touristes font leurs courses dans un bazar à Edirne, près de la frontière bulgare en Turquie, le 17 décembre 2021 (AFP/Archives - Ozan KOSE)

Des touristes font leurs courses dans un bazar à Edirne, près de l[...]

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