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Christophe Béchu réclame un « Giec du plastique »

Après la météo, Christophe Béchu réclame un « giec du plastique »
Après la météo, Christophe Béchu réclame un « giec du plastique »

POLITIQUE - Plastic Béchu. Le ministre de la Transition écologique part en guerre contre le plastique. Avec son homologue des Affaires étrangères, Catherine Colonna, Christophe Béchu reçoit une quarantaine de représentants d’États du monde entier ce samedi 27 mai pour amorcer les débats internationaux sur un futur traité contre la pollution plastique.

Les négociations débuteront réellement lundi entre les représentants de 175 nations, sous l’égide de la France et de l’Unesco. Objectif : convaincre la Chine, les États-Unis et les pays producteurs de s’engager, réduire notre dépendance au plastique, pour in fine, signer un texte assorti d’un agenda à l’horizon 2040, selon la feuille de route détaillée par le ministre, proche d’Édouard Philippe.

« Le traité doit être contraignant, doté de moyens et d’une instance d’expertise. L’un des enjeux est d’obtenir une sorte de Giec du plastique », a ainsi expliqué Christophe Béchu ce samedi sur franceinfo. En d’autres termes, aboutir à un groupe d’experts intergouvernemental sur la question, comme l’est celui sur l’évolution du climat (GIEC).

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C’est déjà le ministre qui avait inauguré cette semaine la météo du plastique comme le HuffPost vous l’expliquait ici.

« Si on ne fait rien, en 2060, il y aura plus de plastique que de poissons dans les océans »

« Il y a urgence à se mobiliser pour arrêter d’augmenter cette production, pour être capable de réduire et de recycler », martèle celui qui est également secrétaire général de la formation Horizons, comme vous pouvez le voir ci-dessous. Car, « si on ne fait rien, en 2060, il y aura plus de plastique que de poissons dans les océans. Si on ne fait rien, 10 % de nos émissions de gaz à effet de serre seront du plastique. »

La deuxième session de négociations (sur les cinq prévues au total) organisée à partir de lundi à Paris doit permettre de commencer à dessiner de grandes orientations, après un premier rendez-vous centré sur les questions de gouvernance à Punta del Este, en Uruguay en décembre 2022. « Une étape cruciale », selon Christophe Béchu, un an après l’accord de principe trouvé à Nairobi, au Kenya.

L’enjeu est de taille alors que le plastique, dérivé du pétrole, est partout : emballages, fibres de vêtements, matériel de construction, outils médicaux… Et sa production annuelle, qui a plus que doublé en 20 ans pour atteindre 460 millions de tonnes (Mt), pourrait encore tripler d’ici 2060 si rien n’est fait.

Béchu veut une taxe sur les producteurs

Une situation d’autant plus inquiétante que les deux-tiers partent au rebut après une seule ou quelques utilisations et que moins de 10 % des détritus plastiques sont recyclés. Des déchets de toutes tailles se retrouvent au fond des océans, dans la banquise, l’estomac des oiseaux et même au sommet des montagnes. Des microplastiques ont été détectés dans le sang, le lait maternel ou le placenta.

Le plastique pose aussi problème pour son rôle dans le réchauffement climatique : il représentait 1,8 milliard de tonnes de gaz à effet de serre en 2019, 3,4 % des émissions mondiales, chiffre qui pourrait plus que doubler d’ici 2060 selon l’OCDE.

Les pays les plus ambitieux (54 pays conduits par le Rwanda et la Norvège, notamment Union européenne, Canada, Mexique, Australie et, depuis vendredi, le Japon) souhaitent désormais une « réduction de l’usage et de la production de plastique ». Mais d’autres nations, du côté de l’Asie (l’Inde notamment) ou des États-Unis, pourraient se montrer plus timorées et insister sur la nécessité de recycler et de lutter contre les déchets abandonnés.

De quoi faire achopper les discussions ? « S’il y a des climatosceptiques ce n’est pas le cas avec le plastique parce que tout le monde voit qu’il y en a partout », veut croire Christophe Béchu qui plaide pour le principe du « pollueur-payeur » sur cette question. « Il y a un mécanisme de paiement qui doit être posé parce qu’il est moral. C’est le fait d’être capable d’aller taxer ceux qui produisent du plastique pour qu’on puisse faire en sorte d’avoir les ressources qui permettent de diminuer cette dépendance », a-t-il expliqué sur franceinfo.

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