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“Avec Christine Lagarde, la BCE aura du mal à accélérer ses achats d’obligations !”

Le 12 septembre dernier, l’ex-président de la BCE Mario Draghi a réussi à arracher un paquet significatif de mesures d’assouplissement monétaire : abaissement du taux de dépôt à -0,50%, forward guidance (informations sur ses intentions concernant sa politique monétaire à venir, NDLR) encore plus liée qu’auparavant à l’évolution constatée de l’inflation, reprise du programme d’achats d’actifs (Quantitative Easing ou QE) pour 20 milliards d’euros par mois, meilleures conditions pour les opérations de refinancement à long terme (TLTRO III) et instauration d’un système de rémunération des réserves excédentaires sur plusieurs niveaux.

Pourtant, les doutes s’étaient intensifiés sur la capacité de Mario Draghi à obtenir des mesures significatives lors des jours qui avaient précédé le Conseil des gouverneurs. C’est probablement pour cette raison que la première chose que Draghi a dite en conférence de presse a été que l’ensemble de mesures prises correspondait à ce qu’il avait pré-annoncé lors de la conférence de Sintra du 18 juin. Cela marquait en quelque sorte sa victoire sur les faucons (partisans du politique monétaire plus restrictive, NDLR) du Conseil des gouverneurs.

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Pour son avant-dernier Conseil des gouverneurs, Draghi a tenu à mettre en avant son bilan, en soulignant les près de 11 millions d’emplois qui ont été créés en zone euro depuis 2013 et en expliquant que la grande majorité de ces créations d’emplois avait été créée grâce à la politique monétaire menée par la BCE et beaucoup moins grâce à la politique budgétaire et aux réformes structurelles menées par les Etats. Draghi a poursuivi le détail de son bilan dans une interview au Financial Times le 30 septembre, sa première interview depuis près de trois ans.

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Même si plusieurs gouverneurs de banques centrales nationales

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