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Chocolats Leonidas, la mauvaise histoire belge

Catherine Gardey ne manque pas de courage. Depuis son petit magasin Leonidas, situé juste devant la ligne de caisses de Carrefour, au centre commercial de L’Isle-d’Abeau (Isère), cette détaillante a osé attaquer la puissante enseigne belge. Après cinq années de labeur et 70.000 euros d’économies ensevelies, elle se dit furieuse. “Je n’ai jamais pu me verser plus de 1.000 euros de salaire mensuel, car je réalisais moins de 200.000 euros de chiffre d’affaires par an alors qu’on m’en faisait miroiter 300.000", explique cette quadragénaire, qui espère bien faire reconnaître ce qu’elle qualifie de tromperie. Dans son combat, elle a déjà été rejointe par deux de ses confrères à Roanne et Melun, qui attaquent eux aussi pour tromperie. Ils pourraient être suivis par beaucoup d’autres, si les petits détaillants français n’avaient pas tant peur d’y perdre encore des plumes.

Car, selon nos informations, la moitié d’entre eux n’arrivent pas à se verser un Smic. Beaucoup ne se paient pas du tout. En Belgique, c’est à peine mieux. Le salaire moyen des revendeurs s’élève là-bas à environ 1.200 euros. Pendant ce temps, la maison mère se porte bien et le fait savoir sans complexe. En 2018, son chiffre d’affaires a crû de 8%, à 93 millions d’euros. Son résultat opérationnel (Ebitda) a même grimpé de 66%, grâce notamment à une hausse de 80 centimes sur chaque kilo revendu aux boutiques. "La majorité de nos détaillants français est très satisfaite", nous répond le directeur général de Leonidas, Philippe de Selliers, avant de reconnaître qu’il n’a pas la moindre idée des salaires que chacun se verse.

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Une success story des années 80

Cette descente aux enfers rappelle celle vécue au sein d’autres groupes comme Subway, Waterbike ou Point Soleil. Autant de franchises qui savent s’enrichir aux dépens de leurs adhérents. Pourtant, contrairement à celles-là, Leonidas n’est pas une jeunette. Créée

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