La bourse est fermée

“Que la Chine sauve l’économie mondiale est peu probable”

Le graphique que je vais vous présenter est certainement l’un des plus importants concernant la Chine, puisqu’il explique pourquoi ce pays n’est pas prêt d’ouvrir le robinet du crédit. Nous avons utilisé les données de la Banque des règlements internationaux (BRI) relatives au crédit pour calculer l’intensité du crédit (credit intensity, en anglais) en Chine depuis 1994. Avant la crise financière mondiale, la Chine avait besoin en moyenne d’une unité de crédit pour créer une unité de PIB.

Depuis 2008, 2,5 unités de crédit sont nécessaires pour créer une unité de PIB. En d’autres termes, cela signifie que la Chine a besoin de beaucoup plus de crédit qu’il y a dix ans pour obtenir exactement le même volume de PIB. Les injections massives de crédit ne sont plus un remède miracle et les inconvénients liés à l’impulsion du crédit semblent prendre le pas sur les avantages. L’augmentation de l’intensité du crédit observée au cours des dernières années a directement alimenté l’endettement.

>> A lire aussi - Or : la Chine achète des lingots à tour de bras (et ça va continuer !)

Les dettes publiques et les dettes des ménages n’ont jamais été aussi élevées : elles ressortent respectivement à 51 % et 53 % du PIB. Parallèlement, le ratio du service de la dette du secteur privé devient un fardeau pour de nombreuses entreprises. Il atteint en moyenne 19,7%, soit une augmentation de 13 % par rapport au ratio d’avant crise.

>> A lire aussi - Dette des Etats-Unis : la Chine allège son portefeuille d’obligations

En outre, la Banque populaire de Chine s’abstiendra probablement d’un assouplissement massif tant que le secteur immobilier poursuivra sa croissance. Il s’agit d’un secteur économique clé pour la croissance de la Chine car il représente environ 80% du patrimoine des Chinois ! Le taux de croissance des investissements immobiliers a ralenti depuis le printemps dernier, mais il reste élevé par rapport aux années précédentes, dépassant légèrement les 10% en septembre dernier.

>> A lire

(...) Cliquez ici pour voir la suite