La bourse est fermée

En Chine, le luxe s'arrache les stars des réseaux sociaux

Pour les grandes marques, il existe un eldorado : la Chine où les sacs Chanel, les vestes Balenciaga et les lunettes Dior s'arrachent comme de petits pains. Rien que pour 2018, le marché du luxe y a connu une augmentation de 6% par rapport à l'année précédente. Une tendance qui ne risque pas de s'inverser puisque, selon les prévisions, le pays devrait concentrer 41% de la consommation du luxe mondial d'ici 2025. Séduire les fashion victims chinoises est donc une priorité. Mais attention, l'exercice n'est aussi simple qu'il en a l'air. Le marché chinois n'a rien à voir avec le reste du monde et obéit à ses propres règles. La première d'entre elles : pour vendre du luxe, impossible de se passer des KOL, ou Key Opinion Leader, le nom donné aux influenceurs stars en Asie.

Chanteurs, acteurs, mannequins, blogueurs, journalistes, chacune de leur publication sur Weibo ou WeChat, les deux réseaux sociaux les plus utilisés en Chine, ont un impact immédiat sur leurs fans. "Alors qu'en Europe une marque a toujours un peu de mal à quantifier de façon concrète ce que lui rapporte un influenceur, en Chine, on ne se pose même pas la question, confie Antoine Peigner, Président de Snowmen Digital Chine. Quand on travaille avec de bons influenceurs, les résultats sur les ventes sont instantanés, on peut quasiment les suivre en temps réel. Les KOL les plus influents sont capables de faire dépenser des millions de dollars en quelques minutes. " Les jeunes Chinois ont en effet pour habitude de scruter la moindre publication, d'analyser le moindre look porté par leurs influenceurs préférés et n'hésitent pas à s'habiller quasiment à l'identique. Un phénomène qui porte même un nom : la "fan economy".

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Les grands noms du luxe l'ont bien compris et multiplient aujourd'hui les partenariats et les collaborations avec les KOL les plus en vue pour tenter de s'attirer les bonnes grâces d'un public jeune, dépensier et très

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