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Chine: les experts de l'OMS vont-ils pouvoir rencontrer les familles des victimes du coronavirus?

·3 min de lecture

Un an après le début de la pandémie du Covid-19, des experts de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sont à Wuhan en Chine où ont été découvert les premiers foyers d'infection l’hiver dernier. Les membres de l’organisation onusienne terminent leur quarantaine ce jeudi 28 janvier. On ne sait pas encore avec précision ce qu’ils pourront voir sur place (marché, hopitaux, laboratoires), ils pourraient en tous cas avoir des difficultés à rencontrer les familles des victimes de la pneumonie virale.

Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

Les experts de l’OMS ne sont pas psychologues, mais les familles endeuillées de Wuhan auraient malgré tout bien voulu leur raconter leur histoire, leurs souffrances, dire ce qu’ils ont perçu des débuts de la pandémie en Chine. Ces chasseurs de virus (virologues, épidémiologistes et spécialistes de la santé publique)) envoyés par l’organisation onusienne dans la capitale de la province du Hubei ont désormais pour mission de jouer les fins limiers et de remonter les traces du Sars-CoV2 qui a déjà tué plus de deux millions de personnes dans le monde.

Flou sur le programme

Après leur quatorzaine sanitaire obligatoire à l’arrivée de l’étranger en Chine après plusieurs rendez-vous finalement annulés ou retardés, difficile de connaître le programme de la visite. Pour l’instant, une rencontre avec les proches des victimes ne semble pas prévue, bien au contraire.

Zhang Hai fait partie des animateurs d’un groupe de 100 familles endeuillées sur le réseau WeChat. Le groupe dit-il a été dissous par la censure juste avant l’arrivée des experts étrangers : « Ce geste montre que les autorités sont très nerveuses. Ils ont peur que les familles des victimes puissent rencontrer l’équipe de l’OMS. Sans aucune forme d’avertissement, ils ont démantelé notre groupe WeChat du jour au lendemain. »

Zhang Hai a 51 ans. Il a perdu son père des suites de la pneumonie virale apparue dans cette mégalopole du cœur de la Chine l’hiver dernier. Comme d’autres familles de victimes, faute de tests au début de l’épidémie, le disparu ne figure dans le bilan des morts du coronavirus de la province du Hubei qui comptabilise officiellement 68 150 contaminés et 4 636 décès.

Bilan contesté

Depuis plusieurs mois, ces familles réclament des sanctions contre les responsables locaux qu’ils accusent d’avoir minimisé l’épidémie, en faisant taire notamment les médecins lanceurs d’alerte. « Je crois que parler aux proches des victimes peut aider l’OMS dans sa quête de vérité, dit encore Zhang Hai. Si le gouvernement de Wuhan ne nous laisse pas les voir, alors cette visite n’est qu’un show pour la galerie. Les experts étrangers ne doivent pas se contenter de vérifier les travaux que leurs présenteront leurs homologues chinois. Sinon, on ne pourra pas expliquer ce qui s’est passé ici l’hiver dernier. »

Des familles de disparus qui demandent aujourd’hui à ce que le programme de la visite de l’OMS (lieux et personnes rencontrées) soit rendu public, et que les témoignages des résidents locaux puissent être pris en compte.

Première passe d'armes. La porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki, a averti, mercredi 27 janvier, que Washington évaluerait « la crédibilité du rapport d'enquête de l'OMS une fois terminé ». « Il est impératif que nous allions au fond des choses dans l'apparition de la pandémie en Chine », avait plaidé Mme Psaki, citée par l'AFP, ajoutant que les États-Unis « soutiennent une enquête internationale qui à notre avis doit être claire et poussée ». Mais lors d'une première passe d'armes entre la Chine et la nouvelle administration Biden, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, a rejeté « les a priori négatifs » et les « ingérences politiques » dans le travail des enquêteurs.