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La Chine continue de s'offrir des terres agricoles en France

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La Chine continue de s'offrir des terres agricoles en France

Une société chinoise a racheté 900 hectares de terres à blé et à maïs dans l'Allier, au nez et à la barbe de la Safer qui n'a pu exercer son droit de préemption. Grâce à un montage financier exploitant une faille juridique, la Chine ne se contente plus d'acheter des domaines viticoles.

Certains sociétés chinoises ont jeté leur dévolu sur les terres agricoles françaises. Quelque 900 hectares de terres agricoles produisant du blé et du maïs ont été acquis dans l'Allier l'été dernier par les investisseurs chinois.

Les terrains ont été achetés par le groupe China Hongyang, spécialisé dans la fabrication et la commercialisation d'équipements pour les stations service et l'industrie pétrolière. C'est ce même groupe qui avait suscité la polémique en achetant début 2016, quelque 1.700 hectares de terres agricoles dans l'Indre.

"La pression sur ses terres pousse la Chine à en rechercher ailleurs" explique Mary-Françoise Renard, économiste et professeure spécialiste de la Chine à l'Université d'Auvergne, citée par le quotidien régional La Montagne.

En rachetant moins de 100%, les Chinois contournent le droit de préemption

Cette nouvelle acquisition de terres en France pose toutefois le problème de la régulation de ces transactions foncières, effectuées en toute légalité. Ces rachats suscitent des inquiétudes en raison de l'opacité qui les entoure et du profil de l'investisseur chinois en cause, dont le champ d'activité n'a rien à voir avec l'agroalimentaire.

Le président de la Fédération nationale des Safer (FnSafer), Emmanuel Hyest note que ce sont "les mêmes investisseurs chinois, avec les mêmes pratiques contournant le droit de préemption des Safer"...

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