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Chine : une économie entre deux eaux

Aux yeux de Pékin, Donald Trump a commis une «abomination absolue» en promulguant le 27 novembre une loi soutenant «les droits humains et la démocratie à Hong-Kong».

Certes, ce texte est avant tout symbolique et la Chine y a répondu tout aussi symboliquement en sanctionnant la Marine et des ONG américaines. Mais ce regain de tensions ne va pas faciliter la signature d’un accord commercial «de phase 1» entre les deux pays, initialement espéré avant fin 2019.

Les négociations se poursuivent néanmoins et Donald Trump pourrait reporter une nouvelle hausse de droits de douane sur des produits chinois prévue le 15 décembre.

Rebond manufacturier

Les deux superpuissances ont tout intérêt à apaiser le conflit qui les oppose depuis un an et demi. Le climat de guerre commerciale pèse sur l’économie américaine, et encore plus sur la chinoise.

Le FMI prévoit que le PIB du géant asiatique progresse de 6,1% en 2019 et de 5,9% en 2020. Du jamais-vu depuis des décennies. «Et encore, l’indicateur privilégié par le Premier ministre Li Keqiang – focalisé sur le transport ferroviaire de marchandises, la consommation d’électricité et les crédits bancaires – reflète plutôt une croissance de 4,2%», souligne Anton Brender, chef économiste de Candriam.

Bruno Cavalier et Fabien Bossy, économistes chez Oddo BHF, estiment pour leur part que le commerce extérieur privera la Chine de 0,5 point de croissance cette année. Pour autant, les derniers indicateurs conjoncturels ont agréablement surpris. L’indice PMI officiel du secteur manufacturier, centré sur les grandes entreprises, est repassé en novembre au-dessus de 50 points, seuil séparant contraction et expansion de l’activité, à 50,2.

Une première depuis sept mois. Le PMI Caixin/Markit, davantage focalisé sur les PME manufacturières, est, lui, au plus haut depuis presque trois ans, à 51,8 points. Iris Pang, économiste chez ING, attribue Cliquez ici pour lire la suite