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Chine : une économie durement touchée par le virus

Très progressivement, la Chine se remet au travail. Quelques usines ont été autorisées à rouvrir ces derniers jours, souvent en l’absence de nombreux salariés n’ayant pu, depuis les fêtes du Nouvel An, rejoindre les grandes villes.

Les restrictions au déplacement sont en effet maintenues dans plusieurs provinces, tout comme la mise en quarantaine de Wuhan et de sa région. L’économie chinoise reste ainsi partiellement à l’arrêt, alors que l’épidémie du coronavirus continue de progresser.

Malgré ce climat lourd d’incertitudes, les économistes se sont résolus à faire tourner leur modèle pour livrer un premier chiffrage de l’impact potentiel du coronavirus. Tous anticipent un choc violent au premier trimestre, de l’ordre de 2 points sur la croissance chinoise.

Les experts d’UBS ont ainsi ramené leur prévision de hausse du PIB sur la période à 3,8% (sur un an), au lieu de 6%. L’essentiel du trou d’air est attendu sur la consommation, dans un contexte de confinement mais aussi de pressions sur le pouvoir d’achat liées, entre autres, à l’envolée des prix alimentaires (+20,6% sur un an en janvier).

Un fort rebond au printemps ?

Selon un schéma classique lors d’épisodes de choc temporaire, comme celui du Sras en 2003, l’économie devrait connaître un fort rebond une fois la crise sanitaire surmontée. Une partie des dépenses de consommation dites discrétionnaires (transport, loisirs, tourisme…) risque d’être perdue pour de bon, mais d’autres seront rattrapées.

Les entreprises, elles, chercheront à combler la perte de production. «Il y aura essentiellement un report plutôt qu’une perte significative d’activité» pour l’investissement et le commerce, se prononcent les experts d’UBS.

Ils misent sur un rebond (séquentiel) de 10% du PIB chinois au deuxième puis au troisième trimestre dans l’hypothèse d’une épidémie qui serait contrôlée fin mars.

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