Publicité
La bourse est fermée
  • CAC 40

    7 503,27
    -204,75 (-2,66 %)
     
  • Euro Stoxx 50

    4 839,14
    -96,36 (-1,95 %)
     
  • Dow Jones

    38 589,16
    -57,94 (-0,15 %)
     
  • EUR/USD

    1,0709
    -0,0033 (-0,31 %)
     
  • Gold future

    2 348,40
    +30,40 (+1,31 %)
     
  • Bitcoin EUR

    61 657,18
    +520,87 (+0,85 %)
     
  • CMC Crypto 200

    1 403,88
    -13,99 (-0,99 %)
     
  • Pétrole WTI

    78,49
    -0,13 (-0,17 %)
     
  • DAX

    18 002,02
    -263,66 (-1,44 %)
     
  • FTSE 100

    8 146,86
    -16,81 (-0,21 %)
     
  • Nasdaq

    17 688,88
    +21,32 (+0,12 %)
     
  • S&P 500

    5 431,60
    -2,14 (-0,04 %)
     
  • Nikkei 225

    38 814,56
    +94,09 (+0,24 %)
     
  • HANG SENG

    17 941,78
    -170,85 (-0,94 %)
     
  • GBP/USD

    1,2686
    -0,0075 (-0,59 %)
     

Chili : le président Gabriel Boric marche en mémoire des victimes de la dictature de Pinochet

Chili : le président Gabriel Boric marche en mémoire des victimes de la dictature de Pinochet

Des incidents se sont produits dimanche à Santiago entre police et manifestants lors d'une marche en mémoire des victimes de la dictature d'Augusto Pinochet, à l'occasion des 50 ans du coup d'État ayant porté le général chilien au pouvoir.

Le président de gauche Gabriel Boric s'était brièvement joint au cortège de plusieurs milliers de personnes, 5 000 selon le gouvernement. Il est le premier dirigeant du Chili à participer à une telle marche depuis la fin de la dictature en 1990.

Des manifestants ont cependant jeté des pierres sur le palais présidentiel. Ils ont franchi les barrières de sécurité et endommagé l'accès à un centre culturel situé dans le bâtiment.

Des affrontements avec la police ont également eu lieu à d'autres endroits de la ville, le long du défilé, certains manifestants ont lancé des cocktails molotov et érigé des barricades enflammées.

PUBLICITÉ

À l'intérieur du cimetière qui abrite un mémorial aux victimes du régime Pinochet, certains mausolées ont été endommagés, dont celui d'un sénateur de droite.

"En tant que président de la République, je condamne catégoriquement ces événements (...) L'irrationalité de s'attaquer à ce pour quoi Allende et tant d'autres démocrates se sont battus est ignoble", a réagi le président Gabril Boric sur son réseau social.

Trois policiers ont été blessés et trois personnes arrêtées, selon le gouvernement.

La plupart des participants à la marche, portaient des drapeaux chiliens et scandaient des slogans tels que "Vérité et justice maintenant !" ou "Allende est vivant", mais ils ont défilé dans le calme.

"Avec cette marche, nous nous souvenons que 1973 a brisé la démocratie au Chili et que nous continuons à nous battre pour la maintenir et la renforcer", a expliqué Luis Pontigo, 72 ans, un enseignant à la retraite.

Dans la matinée, Gabriel Boric avait inauguré une exposition consacrée à la mémoire de Salvador Allende au palais présidentiel de La Moneda.

Une inauguration qui s'est déroulée en présence de membres de la famille du défunt dirigeant socialiste.

Le coup d'état

Le 11 septembre 1973, le général Pinochet renverse le président Salvador Allende. Après une allocution à la radio, le président, alors au pouvoir depuis 3 ans, retranché au palais présidentiel de la Moneda, se suicide d'une rafale de mitraillette. Une dictature sanglante s'en suit, officiellement responsable de 3 200 assassinats et disparitions.

La junte militaire proclame l'état de siège dans tout le pays et dissout les partis. Dans les jours qui suivent, 45 000 personnes suspectes de sympathies marxistes sont raflées et concentrées dans le stade de Santiago. 200 000 Chiliens se sentent menacés et prennent alors les chemins de l'exil.

Il faudra attendre un quart de siècle pour qu'Augusto Pinochet soit inculpé de crime contre l'humanité.