La bourse est fermée
  • Dow Jones

    33 849,46
    -497,57 (-1,45 %)
     
  • Nasdaq

    11 049,50
    -176,86 (-1,58 %)
     
  • Nikkei 225

    28 162,83
    -120,20 (-0,42 %)
     
  • EUR/USD

    1,0343
    -0,0061 (-0,59 %)
     
  • HANG SENG

    17 297,94
    -275,64 (-1,57 %)
     
  • BTC-EUR

    15 680,36
    -471,44 (-2,92 %)
     
  • CMC Crypto 200

    380,17
    -0,12 (-0,03 %)
     
  • S&P 500

    3 963,94
    -62,18 (-1,54 %)
     

La charge des économistes contre les dérives du Crédit d'Impôt Recherche

Gfm/Saa/AFP

Dans un rapport pour le Conseil d'Analyse Economique, des économistes réputés dénoncent la captation par les grands groupes de la manne de cette aide à la recherche de 7 milliards d'euros par an. Un système inefficace qui n'a aucun effet sur l'innovation. Leur projet: redéployer cet argent public vers les entreprises qui en ont besoin, les PME innovantes.

C’est une charge implacable de trois économistes contre un aide fiscale défendue bec et ongles par les entreprises. , Xavier Jaravel de la London School of Economics (LSE) et prix du meilleur jeune économiste et Nicolas Chanut, lui aussi chercheur à la LSE, dénoncent les dérives d’un dispositif fiscal, le Crédit d’Impôt Recherche (CIR), qui coûte la bagatelle de 7 milliards d’euros par an aux finances publiques, , publié le 29 septembre.

Cette aide est en effet très généreuse. Elle finance pas moins de 20% des dépenses de R&D privée contre 6% en moyenne dans l’OCDE. Et elle représente l’équivalent du budget annuel du CNRS, du CNES et de l’INSERM réunis, rappellent les auteurs. Pour autant, ce dispositif n’a pas dopé les dépenses de recherche de nos entreprises, qui plafonnent à 1,4% du PIB contre 1,8% en moyenne dans l’OCDE, et 2,2% en Allemagne et aux Etats-Unis.

Alors d’où vient le problème? " Le CIR est un dispositif important de soutien à la R&D qu’il convient de pérenniser mais dont la générosité pour les grands groupes détériore l’efficacité, déplorent les économistes. A l’inverse de nos voisins allemands et anglais, ce dispositif bénéficie de manière disproportionnée aux grandes entreprises et n’est pas suffisamment centrée sur les petites et moyennes entreprises ".

Une aide beaucoup plus efficace dans les PME

En effet, les 100 premiers bénéficiaires reçoivent 33% de l’aide fiscale et les groupes de plus de 5.000 salariés en captent 36%, une hausse de 4 points depuis 2009. Or, les différents travaux menés depuis 2008 n’ont trouvé aucun impact du CIR sur les dépenses de recherche des grands groupes. Le système semble susciter un gigantesque effet d’aubaine. Il subventionne à 30% les dépenses de recherche jusqu’à un plafond de 100 millions d’euros et à 5% au-delà. " On peut raisonnablement penser que, même sans CIR, les entreprises auraient de toute façon dépensé au moins 100 millions d’euros en R&D. Et la subvention de 5% constitue une incitation faible à l[...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi