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Chaos au Stade de France: un duo poursuivi pour la fabrication de faux billets finalement relaxé

Chaos au Stade de France: un duo poursuivi pour la fabrication de faux billets finalement relaxé

Un homme et une femme étaient poursuivis pour avoir confectionné et vendu à 60 euros l'unité 720 faux billets du match Liverpool-Real Madrid du 28 mai 2022, selon le parquet de Bobigny. Leur procès s'était tenu mi-avril. Dans son délibéré, le tribunal a considéré qu'il n'était pas prouvé que les prévenus ont effectivement fabriqué et mis en circulation des centaines de faux billets, comme le soutenait l'accusation.

L'homme a été relaxé et la femme condamnée pour faux, une qualification moindre que celle d'escroquerie, pour un unique billet grossièrement falsifié découvert dans la poubelle de son entreprise. Elle a écopé de 120 jours-amende à 30 euros. L'UEFA et la Préfecture de police de Paris ont vu leur constitution de partie civile déboutée. Ce jugement est le seul à être intervenu dans le volet faux billets de cette soirée tumultueuse, qui a terni l'image de la France à l'international.

Le couple n'en était pas à son coup d'essai en matière de fraude

À partir de faux billets utilisés le soir du match, les enquêteurs spécialisés sont remontés à une imprimerie des Hauts-de-Seine qui a servi "de manière importante" à la reproduction des titres, a indiqué à l'AFP le procureur de Seine-Saint-Denis Eric Mathais. Les investigations ont identifié une employée de l'entreprise ainsi qu'un homme qui lui fournissait les éléments pour confectionner des titres trafiqués. Selon le délibéré du tribunal, qui n'était pas saisi de ces faits, le duo avait déjà fabriqué des faux billets pour des grands événements, comme des salons.

Si le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a initialement incriminé les "supporters anglais" pour le désordre général autour du Stade de France, affirmant que "30.000 à 40.000" se sont présentés munis de billets falsifiés ou sans billet, l'enquête chapeautée par le parquet de Bobigny révèle un phénomène aux proportions bien plus modestes. Sur les 79.000 places, le système informatique a relevé ce soir-là 8.000 "incidents" de lectures de billets aux portiques, dont environ 2.500 titres déjà lus - et donc possiblement dupliqués - ainsi que 2.500 titres inconnus, a détaillé à l'AFP Eric Mathais. "On peut se dire qu'il y a eu des fraudes pour au moins 5.000 billets", a-t-il estimé.

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Depuis le fiasco de Saint-Denis, les rapports successifs sur cette finale ont réfuté la thèse d'une fraude massive de faux billets et ont plutôt pointé une succession de dysfonctionnements organisationnels et policiers.

Article original publié sur RMC Sport