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Comment Chanel veut sauver les métiers d'art

·2 min de lecture

A travers sa filiale Paraffection, le groupe de luxe acquiert des sociétés aux savoir-faire rares. Loin de ses standards de rentabilité. Mais au plus près de sa conception du luxe à la française.

Une de plus. Le 25 août, Chanel a annoncé l'arrivée d'une nouvelle perle au collier d'entreprises d'art et Née en 1963, la société italienne Païma, référence dans le travail de la maille et de la conception de vêtements d'extérieur, produit des tricots pour hommes et femmes en cachemire, en laine ou en coton. Elle emploie à Osimo, dans la région des Marches en Italie, quelque

De quoi étoffer une démarche originale du groupe de luxe, à laquelle il ne cesse de donner de l'ampleur.

Née en 1985, Paraffection acquiert depuis cette date des entreprises détentrices d'un savoir-faire rare dans l'univers de la mode ou du luxe. Aujourd'hui, elles sont cinquante. Se côtoient sous cette houlette originale les salariés de Lemarié, spécialiste du travail des plumes, de Michel, une référence dans la confection de chapeaux, de Lesage, le plus célèbre atelier français de broderie, ou encore le gantier Causse. La démarche rejoint peu ou prou celle de la Cité des métiers d'Hermès à Pantin ou celle de l'Institut des métiers d'excellence créé en 2014 par LVMH.

Toujours discret, le groupe Chanel refuse pour l'instant de communiquer. Si l'on en croit les comptes déposés au greffe, Paraffection rassemblerait aujourd'hui 600 salariés qui ont généré 48 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2020. La filiale aurait perdu 3 millions d'euros la même année, contre un bénéfice riquiqui de 350 000 euros en 2019. Loin des standards de rentabilité du luxe en général et de la rentabilité du groupe Chanel en particulier. L'année dernière, marquée par la pandémie de Covid, Chanel a généré 10,1 milliards de dollars de chiffre d'affaires pour 2 milliards de dollars de résultat opérationnel.

Aucune exclusivité

L'intérêt n'est pas du tout financier. « Ces métiers sont bien vivants et font partie intégrante du luxe à la française, ils nous sont essentiels pour continuer à créer », déclarait le président des activités mode de Chanel, Bruno Pavlovsky, dans Libération en décembre 2020. Le groupe organise d[...]

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