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Champions du climat: les entreprises sous pression de la transition

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Prix de l’énergie, attente des consommateurs et des actionnaires, nouvelles normes… Tout pousse les entreprises, même les moins convaincues, à accélérer leur transition écologique. Le classement Challenges-Statista distingue les plus en pointe.

Dimitri Caudrelier n’a pas le temps de souffler. A 36 ans, le patron international de Quantis accompagne les grands groupes dans leur "décarbonation", la réduction de leurs émissions de CO2. Depuis la pandémie, ses équipes ont doublé et sont passées à plus de 200 collaborateurs. Son discours sur le climat est pourtant très exigeant: la voie à suivre est tracée à la fois par le et par l’IPBES, son équivalent pour la biodiversité. Une opération de cohérence avec les ressources planétaires. En cinq ans, le monde a changé. "Au lancement de la Science based Target en 2015 à Paris [une démarche volontaire d’alignement sur les objectifs de l’ – limitation du réchauffement à 2° voire 1,5°C à la fin du siècle], il y avait 20 boîtes présentes, se souvient Dimitri Caudrelier. Aujourd’hui, il y a 1.800 entreprises."

"Une très belle vague"

Surfeuse à ses heures, Elisabeth Laville, fondatrice du cabinet Utopies et pionnière du conseil en développement durable, ne dit pas autre chose: "La responsabilité sociale et environnementale avance par vagues. Là, c’est une très belle vague, celle de la bascule, où une minorité active parvient à changer la norme." Elle se lit dans le deuxième classement Challenges-Statista: sur les 75 entreprises du palmarès, 35 se réfèrent aux +2°C, 23 autres s’inscrivent dans la promesse la plus exigeante, celle de contenir le réchauffement à 1,5°C à la fin du siècle comme Atos, ou Legrand. Or le Giec a annoncé cet été que ce niveau pourrait être atteint dès 2030! C’est peut-être ça aussi qui saisit tout le monde. "Les banques centrales voient désormais le changement climatique incontrôlé comme un risque systémique majeur pour l’économie, donc pour la finance", note , président de la commission Environnement du Parlement européen.

La gestion des risques, c’est justement le job des dirigeants. Qu’ils soient climato-énergiques, attentistes ou sceptiques, ils ont sous les yeux un environnement immédiat qui les pousse à avancer. A commencer par le yo-yo des[...]

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