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Un chômage partiel moins généreux en juin

À partir du 1er juin, la France réduit son taux d’indemnisation, qui se rapprochera de celui de ses voisins européens.

De Paris à Rome, en passant par Berlin, tous les pays européens ont utilisé la même arme anti-crise : le chômage partiel. “C’est l’outil le plus adapté pour protéger l’emploi et favoriser une reprise de l’économie car les entreprises n’ont pas à passer des mois pour recruter des candidats qualifiés, estime Stéphane Carcillo, chef de la division emploi et revenus à l’OCDE. Mais les États l’ont calibré différemment pour répondre à leurs besoins et l’adapter à leurs moyens financiers.

La France est de loin le pays le plus généreux, avec une indemnisation à 84% du salaire net pour les actifs et une prise en charge de 100% jusqu’à 4,5 smic pour les entreprises. Conséquence directe, un salarié sur deux est en activité partielle depuis la mi-mars : “L’Hexagone a été l’un des pays où le degré de confinement de la population a été le plus important, poursuit Stéphane Carcillo. La prise en charge est donc à la hauteur du choc économique induit par la crise sanitaire.” Mais devant le coût exorbitant – 24 milliards d’euros –, l’État va réduire la voilure à partir du 1er juin en instaurant un reste à charge pour les entreprises.

Rapprochement de Berlin

Cette décision va nous rapprocher de l’Allemagne, moins touchée par la pandémie et où l’économie a continué de tourner. Du coup, l’État a été moins protecteur : les salariés sont indemnisés à 60% de leur salaire net avec un plafond à 2 891 euros par mois. La mesure concerne 10 millions de personnes, soit un salarié sur quatre. Même étiage en Italie, premier épicentre du coronavirus en Europe, où 23% de la population active est concernée, mais avec des conditions d’indemnisation peu favorables : un taux de remplacement du salaire de 80%, mais un plafond à seulement 1 400 euros par mois.

Reste le cas inédit du Royaume-Uni, où le Premier ministre Boris Johnson a décidé de sortir les grands moyens : les Britanniques touchent 80 % de leur salaire et les entreprises sont remboursées à 80 %. Encore empêtrée dans la crise sanita (...)

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