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"C'est une immense tromperie !" : comment le gouvernement prive les agriculteurs retraités du minimum à 1.000 euros

Lors d'une réunion avec les députés de la majorité ce mardi 11 février, Emmanuel Macron a affirmé que le gouvernement

Une mise au point en petit comité. Lors d'une réunion avec des députés de la majorité ce mardi 11 février , Emmanuel Macron a évoqué le nouveau minimum de pension à 1.000 euros prévu par la réforme des retraites. Et s'est arrêté sur le cas des exploitants agricoles : "Il y a la question du stock. Et il ne faut pas se leurrer, on ne pourra pas aller à 1.000 euros pour tous", a-t-il expliqué, selon des propos rapportés par un participant. Un examen du projet de loi permet d'éclairer les propos présidentiels : seuls les agriculteurs ayant liquidé leur pension "à compter du 1er janvier 2022" la verront portée à 1.000 euros, puis 85% du Smic en 2025. Exit donc les 1,3 millions de retraités actuels, le "stock" évoqué par le chef de l'Etat. Ce n'est pas la première déception que l'exécutif leur inflige : en 2018, il avait bloqué une proposition de loi portant leur pension minimum à 85% du Smic, soutenue par tous les autres partis.

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La hausse du minimum de pension des agriculteurs ne sera donc pas rétroactive. A sa création début 2015, ce plancher s'était pourtant appliqué à l'ensemble des retraités agricoles, actuels comme nouveaux. Il avait permis aux anciens exploitants de toucher au moins 75% du Smic net (914 euros en 2020). Et ce à condition de justifier d'une carrière complète (42 ans et demi pour un départ en 2020), le montant du bonus étant réduit en-dessous de cette durée. Un peu plus de 220.000 d'entre eux en bénéficiaient en 2019, et voyaient leur pension bonifiée d'environ 45 euros par mois, selon

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