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Ces morts qui valent de l'or

Certaines personnes semblent valoir encore plus cher mortes que vives, à commencer par un certain roi de la pop. Qui sont ces morts qui rapportent encore ?

Business de la mort

Michael Jackson... l'homme qui valait 40 milliards de dollars ? C'est du moins le montant que la famille, sa mère en tête, réclame en justice à AEG Live, le promoteur de la tournée "This is it" que le roi de la pop, décédé le 25 juin 2009, devait entamer quelques jours après. Cette somme abracadabrantesque est censée compenser les bénéfices que Michael Jackson aurait pu engranger grâce à son grand retour savamment préparé et la négligence supposée d'AEG Live dans le recrutement du médecin privé du chanteur, Conrad Murray, condamné en 2011 pour l'homicide involontaire de son célèbre client. Dans ce show à l'américaine, on est évidemment loin des simples sommes compensant habituellement la perte de l'être aimé, et les limites de la décence ont été depuis longtemps franchies, le père de Michael Jackson ayant dès 2010 accusé la mère de la mort de son fils. Familles, je vous hais !

Le roi du "death business"

En avril 2009, une vente aux enchères géante d'objets appartenant au chanteur, où figuraient pêle-mêle figurines Star Wars, limousines, flippers Simpsons, disques d'or, mobiliers anciens et mille autres objets, était programmée pour satisfaire aux appétits de ses créanciers, avant d'être annulée dans la perspective d'une nouvelle tournée. Vivant, Michael Jackson était un homme criblé de dettes; mort, c'est une véritable mine d'or ! Car l'aura de certaines célébrités leur survit parfois très longtemps et leur seul nom, devenu une véritable marque, est synonyme de génération spontanée de dollars. C'est une des spécialités récentes du Cirque du Soleil, entreprise québécoise mondialement connue pour ses spectacles de cirque contemporain, est justement l'exploitation de l'image de célébrités du passé. Entre 2009 et 2012, le spectacle "Viva Elvis", consacré à un autre "king", a ainsi été vu par plus d'un million de spectateurs. Et en 2011, le Cirque du Soleil a créé avec la Michael Jackson Company une société commune qui a mis en place le spectacle "Michael Jackson : the immortal world tour", une tournée qui a rapporté plus de 200 millions de dollars en 2011 et 2012.

Liz Taylor aux enchères

Si son contrat post mortem de 250 millions de dollars avec Sony en 2010 le classe pour un bon moment au-dessus de tous les artistes vivants, Michael Jackson n'est pas la seule célébrité morte à être "bankable". Avec 145 millions de dollars de recettes sur son nom en un an, d'après le dernier classement du magazine Forbes, établi fin 2012, il est même dépassé - ponctuellement - par l'actrice Elizabeth Taylor, déboulant en première place du classement avec 210 millions de dollars. Mais il s'agit d'une situation particulière, puisque c'est une vente de ses objets personnels chez Christie's qui explique l'essentiel de cette somme. Il y avait là des bijoux prestigieux, dont une bague avec diamant de plus de 33 carats adjugé à un montant record de 8,8 millions de dollars et le Taj Mahal, un collier de diamant, rubis et or offert par Richard Burton, mais aussi un tableau de Van Gogh vendu 16 millions de dollars. Quand deux célébrités se rencontrent, les enchères montent...

Des chanteurs, mais pas que !

La chanson reste une valeur sûre pour figurer dans ce morbide palmarès, à condition bien sûr d'être un mythe du rock, de la pop ou du reggae : Elvis Presley (55 millions de dollars de recettes annuelles, grâce au Cirque du Soleil mais aussi à la fréquentation de sa propriété de Graceland), Bob Marley (17 millions) et John Lennon (12 millions) pointent également dans le top 10, aux côtés de l'acteur Steve McQueen ou de la star absolue, Marylin Monroe, toujours aussi "iconique" plus de 50 ans après son trépas.

On trouve aussi le dessinateur Charles Schutz, le dessinateur de Snoopy et, plus étonnament peut-être, le savant Albert Einstein, en septième position avec 10 millions de dollars de recettes. Etre l'inventeur de la théorie de la relativité, finalement, c'est relativement rentable.

Emmanuel Schafroth

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