Ces aides aux créateurs d'entreprises qui ne servent à rien

Après avoir été dans le collimateur de la Cour des Comptes, les aides aux entreprises font l'objet d'une vaste étude du cabinet Ernst&Young. Tour d'horizon de tous ces euros dépensés inefficacement.

Mais où sont engloutis les 60 milliards d'euros de l'Etat qui servent chaque année à donner un coup de pouce aux PME tricolores ? "C'est l'équivalent du budget de l'Education nationale et deux fois celui de la défense", souligne le baromètre de l'entrepreneuriat publié par Ernst&Young. Au total, il existe en effet près de 6.000 dispositifs parmi lesquels les entrepreneurs ont bien du mal à se retrouver. Trop lourds, trop complexes, assène le cabinet d'études, qui a sondé près de 250 PME et entreprises de tailles intermédiaire (ETI).

"Ces aides sont éclatées entre une dizaine de programmes, portés par 3 ministères et de nombreux opérateurs publics, dont Pôle emploi, la Caisse des dépôts, Oséo ou l'agence pour la création d'entreprise", renchérit la Cour des Compte dans un récent rapport sur les dispositifs d'aide à la création d'entreprise. Résultat : l'accompagnement des entrepreneurs s'avère totalement incohérent et inefficace.

La France est pourtant championne d'Europe des créations d'entreprises (549.087 en 2012, selon l'Association pour la création d'entreprise). Mais seule la moitié survit après 5 ans d'activité. Le problème, c'est que, sur les 2,7 milliards les crédits publics dépensés chaque année, les chômeurs absorbent à eux seuls 1,65 milliard d'euros. "Ils créent en règle générale des TPE sans grande capacité de développement", souligne la Cour des Comptes. Seules les entreprises innovantes, via Oséo, réussissent à tirer leur épingle du jeu. Les autres ne bénéficient de quasiment aucun dispositif. Résultat : la plupart des PME hexagonales peinent à rayonner à l'étranger. Elles ne représentent ...

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