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Centrafrique: les coulisses du cessez-le-feu

·1 min de lecture

Le secrétaire général des Nations unies, par la voie de son porte-parole, a salué ce samedi 16 octobre la décision du président Faustin-Archange Touadéra de décréter un « cessez-le-feu unilatéral immédiat » et « la fin des opérations militaires et de toute action armée sur l’ensemble du territoire national ». Antonio Guterres se « félicite de cette étape cruciale » qui marque l’aboutissement d’un long processus diplomatique.

Avec notre correspondant à Bangui, Carol Valade

La décision devait intervenir au lendemain du sommet de Luanda, il y a tout juste un mois. Le président Touadéra s’y était engagé après avoir obtenu la garantie que quatre groupes armés, les 3R, le MPC et deux groupes anti-balaka, respecteraient le cessez-le-feu, finalement décrété vendredi 15 octobre. Mais l’annonce aurait été différée en raison du contexte sécuritaire.

Les choses se sont accélérées cette semaine au terme d’un long ballet diplomatique. À Luanda, le chef de la Minusca Mankeur Ndiaye a tenté de convaincre João Lourenço de poser de tout son poids auprès du chef de l’État centrafricain. Message sans doute transmis par le secrétaire exécutif de la CIRGL lors de sa visite à Bangui où l’ONU a également dépêché son représentant spécial pour l’Afrique centrale, Louceny Fall, appuyé par les ambassadeurs accrédités en RCA.

« Guerre qui ne finirait jamais »

« Mieux vaut tard que jamais », s’accordent à dire les observateurs, soulagés de ne pas voir retenue l’option d’une « guerre qui ne finirait jamais ».

Avec cet acte, le président Touadéra marque des points, s’assurant ainsi le soutien de ses pairs dans la sous-région. Et peut-être un regard plus favorable des grandes puissances lors de la présentation du rapport du secrétaire général sur la Centrafrique ce lundi 18 octobre au Conseil de Sécurité.

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