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Centrafrique: le CICR appelle de son côté au respect des droits des blessés

·3 min de lecture

Le Comité international de la Croix-Rouge appelle de son côté au respect des droits des blessés. L'organisation évoque des signaux inquiétants et des violations du droit à être soigné. Le CICR déplore enfin des attaques contre les humanitaires sur les réseaux sociaux et rappelle que ces derniers agissent dans la neutralité, conformément à leur mandat.

Le CICR appelle au respect des droits de blessés à accéder à des soins médicaux, quels qu'ils soient. Le comité international de la croix rouge évoque des « signaux inquiétants » et des violations de ce droit : des attaques sur les réseaux sociaux notamment contre des humanitaires accusés de prendre partie pour l'un ou l'autre camp en conflit, alors qu'ils ne font qu'agir au nom de leur mandat, dans le strict respect de la neutralité.

Un blessé n'est plus un adversaire

« Le premier impératif humanitaire, c’est d’évacuer les blessés et assurer qu’ils ont les soins auxquels ils ont le droit selon le droit international humanitaire. On arrive largement à le faire. Cela dit, c’est vrai qu’il y a des signes qui sont inquiétants. On est confrontés au fait, c’est classique quand il y a des guerres, des conflits armés, qu’on voit toujours dans le blessé l’adversaire. Et en fait, un blessé une fois qu’il est blessé ne doit plus être vu comme l’adversaire, mais comme un patient qui a le droit d’être soigné. Donc, c’est vraiment un appel à tous, quand ils se trouvent dans une situation où on a des blessés, que ces blessés soient épargnés et justement respectés dans leur droit au soin », explique Bruce Biber, chef de délégation du CICR en Centrafrique.

D'autres sources humanitaires déplorent des entraves à leur liberté de circuler dans le pays, pour secourir les populations qui en ont besoin. Virginie Baïkoua, la ministre de l'Action humanitaire, dit comprendre ces inquiétudes, mais estime que s'agissant des mesures exceptionnelles mises en place par le gouvernement, elles ont pour but de « protéger » les humanitaires en cette période d'insécurité.

Couloir humanitaire

« Nous sommes en conflit. Le gouvernement doit protéger aussi les acteurs humanitaires. Ces contrôles, ce n’est pas contre les acteurs, c’est pour aussi les protéger. Même nous, quand on passe, les forces de l’ordre font leur contrôle. Ils ont mis en place une méthode de travail pour faciliter le déplacement des acteurs humanitaires. Quand l’équipe va se déplacer, il faut que je sois au courant, et qu’on partage aussi avec les forces de l’ordre qui sont dans des checkpoints qui sont en place officiellement, pour qu’on puisse savoir que c’est l’équipe humanitaire qui se déplace. Ce dispositif a été mis en place exceptionnellement. C’est peut-être contraignant, mais comme le président l’a dit, on est en guerre. Alors il faut prendre des mesures idoines pour réguler, pour contrôler. Et force reste à la loi », justifie Virginie Baïkoua.

La ministre lance par ailleurs un appel aux groupes armés pour qu'ils libèrent un couloir humanitaire entre Bangui et Bouar. Un appel également adressé à la Mission onusienne, Minusca, afin que celle-ci utilise son mandat robuste pour libérer cet axe de la présence rebelle et permettre la circulation des biens de première nécessité entre Bangui et le Cameroun.