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Castex à Lyon pour lancer la réindustrialisation

·3 min de lecture

Jean Castex est attendu lundi au salon Global Industrie à Lyon pour poser les jalons d'une réindustrialisation qui se voudrait respectueuse du climat, après des décennies de désindustrialisation et de perte d'autonomie du pays.

Le Premier ministre interviendra en clôture d'une séance plénière du Conseil national de l'Industrie (CNI) inauguré lundi matin par Agnès Pannier Runacher, la ministre chargée de l'Industrie, devant patrons et syndicats des différentes branches du secteur et les représentants de l'Etat.

"Il faut un choc de réindustrialisation" pour améliorer l'autonomie du pays et réduire son empreinte carbone, "et nous allons investir massivement", a déclaré Mme Pannier-Runacher lors de l'inauguration du salon, en citant notamment le besoin d'innovation autour de la décarbonation des sites les plus émetteurs de CO2, et les semi-conducteurs.

"Nous avons diminué de 40% l'empreinte CO2 de l'industrie ces dernières années en France, mais essentiellement en désindustrialisant: nous avons augmenté notre empreinte carbone globale puisque nous importons massivement des marchandises", a-t-elle dénoncé.

Mme Pannier Runacher a confirmé que le plan d'investissement "France 2030" annoncé en juillet par le président de la République, "troisième étage" de la stratégie gouvernementale post-crise après les mesures d'urgence sociales et le plan de relance lancé l'an passé, serait dévoilé "courant octobre".

En attendant, le gouvernement utilise le salon Global Industrie, l'un des premiers gros salons à reprendre après la crise sanitaire, pour vanter l'effet de son plan de relance.

Près de la moitié du pactole des 100 milliards d'euros mis sur la table par l'Etat -assumé à 40% par l'Union européenne- pour endiguer la crise économique et sociale née de la pandémie, a été "engagé", et 70% devraient l'être d'ici à la fin de l'année, a indiqué Matignon dimanche soir.

Une entreprise sur trois en France a eu un projet financé par le plan de relance, a résumé Mme Pannier-Runacher, avec 35 milliards du plan consacré à l'industrie.

- "sortir de 30 ans de désindustrialisation" -

Des projets sont nés un peu partout sur le territoire, sélectionnés par des commissions locales pilotées par les préfets de régions: numérisation de PME, modernisation d'entreprises familiales de l'agroalimentaire, de la santé, ou de la construction bois, aides ciblées à celles de l'aéronautique et de l'automobile touchées de plein fouet par la crise sanitaire pour se diversifier vers les mobilités décarbonées ou améliorer leur taux de recyclage des métaux et matériaux, relocalisation en France de certaines productions.

"La production industrielle a repris des couleurs, les carnets de commande sont bien remplis", a acquiescé Alexandre Saubot, président de France Industrie en ouverture du conseil national de l'industrie.

Mais il a estimé qu'il faudrait longtemps pour "sortir de 30 ans de désindustrialisation", "rembourser les dettes de la crise et retrouver une capacité d'investissement".

Il a demandé la poursuite de la baisse des impôts de production, une accentuation de la simplification administrative pour les entreprises, une amélioration de la formation, un soutien à l'innovation, et un soutien clair et net à l'énergie nucléaire pour décarboner l'industrie.

"Nous devons relocaliser, ce n'est pas un combat facile" a ajouté Mme Pannier Runacher.

"On s'est aperçu de la vulnérabilité de nos chaînes de valeur pendant la pandémie, on ne pourra pas tout relocaliser mais il faut tout faire pour ramener l'activité sur le sol français, voire européen", a déclaré à l'AFP Christel Bories, PDG du groupe minier Eramet, et membre du Conseil national de l'industrie.

"On ne peut pas rester dépendant des pays qui peuvent à tout moment fermer leurs frontières" a-t-elle ajouté.

Depuis l'an dernier, avec le plan de relance, 553 projets de relocalisation ont été soutenus. Le Premier ministre se rendra dans l'après-midi sur le site d'une usine Seqens fabricant le principe actif du paracétamol à Roussillon en Isère. La France s'est rendu compte avec effroi durant la pandémie qu'elle importait quasiment tout son paracétamol.

im/pn/ngu

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